Shark In Venice : Critique et Test Dvd


Décidément, quelle fin d'année pour les explorateurs des profondeurs du bis. Après la sortie DVD, Blu-ray de Megapiranha à la fin du mois dernier chez Emylia,c'est WE prod qui vient de se fendre d' une édition Zone 2 de la dernière requinerie de NU Image. « Shark In Venice » , un titre improbable qui nous faisait fantasmer depuis 2008. La galette nous est arrivée ce week-end... « Shark in Venice » tient-il toutes ses promesses ? L'ecranbis.com paye son test DVD. Et ça va saigner !


Synopsis :


Le célèbre archéologue David Franks mène les recherches pour retrouver son père, récemment disparu à Venise. Alors qu’il plonge dans les canaux, il est pris en chasse par un requin tueur qui l’oblige à se réfugier dans une grotte. Remonté sur la terre ferme, il est capturé par la mafia locale qui menace de tuer sa petite amie s’il ne retrouve pas le trésor des Médicis enfoui dans ces fameuses grottes. Une course contre la montre s’engage alors pour Franck qui va devoir retourner dans les profondeurs et faire face aux dangereux monstres marins…


Critique :

Depuis les années 90, la firme Nu Image nous abreuve à intervalles réguliers de films d'action frelatés, de ninja chétifs et de monsters movies décomplexés. En 1999, alors que Renny Harlin ressuscite la thématique « Requin » avec son « peur bleue » , Nu Image tente d'exploiter le filon avec un pas très bandant « Shark Attack » dans lequel Casper Van Diem torpille ce qu'il lui restait de carrière. Plutôt contents d'eux (ou des bénéfices générés) , les petits malins de NU image vont remettre ça avec un mémorable requin flottant dans « Shark Attack 2» qui sera lui même suivi d'un hilarant opus 3 ainsi que d'une série de requineries dont le film dont nous parlons aujourd'hui fait partie.

Si Danny Lerner est un des piliers de Nu Image et que sa filmographie de producteur laisse rêveur (Cyborg Cop, Lethal Ninja , Crocodile, Spider) , il ne s'est qu'assez peu illustré au poste de réalisateur. Il accouchera tout de même deux bobines destinées à exploiter le succès (façon de parler) de la série des films « Shark Attack ». Ainsi « Shark zone » , réalisé en 2003 nous est parvenu sous le titre « Mort au large » ( à ne pas confondre avec le plagiat de jaws signé Castellari ) et « Raging Shark » qui date lui de 2005 eu droit à une diffusion télévisée sous le titre « Requins tueurs ».Que les fans de NU Image se réjouissent, ce Shark In Venice en reprend la recette maison. Un acteur connu mais pas cher, un scénario improbable et un tournage expéditif en Bulgarie. Bref une véritable incantation au dieu Bis !


Si il est ici question de lâcher un grand requin blanc dans les canaux de Venise, Shark in Venice s'écarte cependant du « Jaws Rip of » primaire. Impossible de pas relever les similitudes avec « Indiana Jones » et en particulier son opus 3. Lerner s'autorise de multiples clins d'œil ( des deux yeux !) aux Aventuriers de l'arche perdue au risque de reléguer les attaques de squales au second plan. Car en plus de nous présenter un Indiana Jones bouffi ( Stephan Baldwin) , Lerner tente en vain de noyer le poisson ( c'est le cas de le dire) et de limiter au maximum les apparitions de ce grand blanc vénitien. Les dites apparitions sont d'ailleurs essentiellement constituées de stock shot pas toujours raccord, voir de plan recyclé des précédentes productions NU Image. On reconnaitra au passage sans trop de peine l'attaque de bateau de « Shark Zone » du même réalisateur. Bien entendu , un NU Image sans CGI n'est pas un NU Image. Nous aurons donc droit à quelques incroyables séquences de requins sauteurs, modélisés à la truelle et incrusté au cutter.


Même si il ne parvient pas égaler un « Megapiranha » dans un n'importe quoi assumé , « Shark In Venice » offre tout de même un jouissif petit festival d'incohérences et de plans foireux. Sentiment renforcé par l'accent bulgare des seconds rôles qui tentent comme ils le peuvent ( et c'est pas gagné ) d'avoir l'accent italien. Nu Image vient donc de nous offrir une nouvelle perle des profondeurs abyssales du cinéma d'exploitation et mondialisé . Une bobine filoute, si conne qu'elle en devient bonne. L'Ecran bis attend avec impatience « Shark in Space ». Rigolez pas , on est sûr qu'ils en sont capables.



Test technique :

Le disque Zone 2 ( We Prod) que nous avons testé présente une image très correcte au format 1.85 accompagnée d'une bande son française 5.1. A noter: la piste audio anglaise n'est pas DD5.1 contrairement à ce que pourrait laisser croire la jaquette mais Stéréo. Le DVD embarque aussi un sous titrage français. Le visionnage en VO s'impose pour profiter du superbe accent bulgare des seconds rôles. Rayon bonus : Il faudra se contenter de deux bandes annonces. Une édition sobre mais très largement suffisante pour découvrir ce « Shark in Venice »





Un spectacle ultra  Z
Un excellent mauvais film
Quelques séquences hilarantes



A réserver aux amateurs de Bis éduqués et entrainés...