Crossfire : Test DVD et Critique



Le 22 février prochain, « Crossfire » aka Caught in the Crossfire débarque en France en DVD et Blu-ray chez l'éditeur ICO ( Initiative Cinéma One). Au programme un polar US à petit budget clairement destiné au marché de la vidéo mais avec un argument choc messieurs dames... La présence de la star du rap Curtis Jackson , plus connu sous le nom de 50 cent. Ecranbis.com a eu la chance de tester la galette argentée avant tout le monde ( Et oui c'est comme ça , on a la classe ! ) et vous fait son rapport. Yes sir yes !


50 cent en personne...

Synopsis:

Deux enquêteurs de la brigade criminelle de Détroit découvrent le meurtre d’un membre d’un gang dans lequel est impliqué un groupe de policiers véreux. Un gangster devient leur indic et les aide à retrouver les policiers corrompus.

Une de séquences d'action immersives...

Critique:

Dans l'océan de Direct to vidéo qui viennent s'échouer sur nos platines DVD et Blu-Ray, bien peu présentent des affiches engageantes. Et bien réjouissons nous car c'est le cas de ce « Caught in the Crossfire » avantageusement  rebaptisé pour son exploitation française « Crossfire ». Nous y retrouvons en effet l'homme qui a vendu 35 millions d'albums le monde, Curtis « 50 cent » Jackson mais aussi Chris Klein ( l'un des ados déjantés d'American pie 1 & 2 ) que nous avions également aperçu dans l'excellent remake de Rollerball ( John McTiernan). Et enfin, Adam Rodriguez , acteur dont la carrière a été jusqu'ici intégralement consacrée au petit écran.  (Les séries :  Roswel , Ugly betty , Six Feet Under et Les Experts à Miami).

Deuxième  surprise ! Crossfire est structurellement audacieux. En guise d'introduction, il embarque le spectateur dans une sanglante scène d'action donnant l'impression ( et pas seulement....) de prendre l'histoire 
"en cours de route".Le reste du film s'articule lui  autour des interrogatoires croisés des deux héros.   Dépositions accompagnées  de nombreux  flashback, bribes de souvenirs constituants les pièces d'un puzzle qui se reconstruit peu à peu. Crossfire est donc un de ces films "creuse méninge" où il faut accepter d'y voir flou jusqu'au dénouement ou twist final. Ne comptez pas sur nous pour vous en dévoiler d'avantage !

Réalisé avec un budget d'un million de dollars US, « Crossfire » ,  autant le dire, n'a  rien d'une superproduction et aurez  même  assez rapidement viré au polar  de seconde zone s'il n'était pas sauvé par quelques séquences d'actions immersives convaincantes, un  montage épileptique et un je ne sais quoi (ou plutôt un peu grand chose) de "Miami vice" (Le film de Mann , pas la série ! Suivez un peu quand même ...  )  Et c'est donc en dépit d'une thématique  usée par des kilomètres de pellicules  ( une énième histoire de policier ripoux ) mais  fort des toutes petites qualités précédemment citées que Crossfire parvient à se hisser au rang de film noir sympathique. Comprenez que les amateurs de triller  et les fans de 50 cent y trouveront certainement leur compte. Les autres  moins voir pas. Quoiqu'il en soit , à défaut de révolutionner le genre , "Crossfire" est suffisamment bien torché pour occuper sans peine une quatrième partie de soirée.




Chris Klein

Test Technique :

Le disque de test qui nous a été envoyé par l'éditeur présente une image correcte en dépit de noirs peut être  insuffisamment profonds et une image parfois granuleuse. Le tout au format 1.77 ! Côté audio on trouvera un mixage 5.1 français et un mixage 5.1 anglais sous titré. Rien de véritablement marquant sur le plan auditif  si ce n'est que nous conseillons vivement aux non anglophobes de se tourner vers la VO. Le doublage français (Direct To Vidéo oblige ?  ou pas ...)  manquant un poil de conviction.  Rayon bonus, il faudra se contenter du trailer du film   et des bandes annonces de l'éditeur BAC FILM  à savoir : Captifs, La Guerre de l'Ombre, Eye of War et  enfin le prometteur  Be bad. Les quelques bonus  relatifs à Crossfire qui étaient  présents sur les disques américains n'ont donc pas été repris sur le disque français. On guise de conclusion nous pourrions que nous sommes face à  une édition un peu économe donc mais largement suffisante pour découvrir ce petit film d'exploitation.



Le menu de la galette...

 



- 50 cent
-Des scènes d'actions bien torchées





- Un DTV fauché et chiant
-Une édition un peu légère