Wolf cop : Critique et test Bluray



Et voilà, aux portes de l'été et d'une pause éditoriale bien méritée (Rassurez vous on vous prépare quelques surprises estivales), les dernières rations vidéastiques du premier semestre 2015. Toutes les promesses de «Wolf cop», qui sort au début juin en Bluray et DVD dans la catalogue de Factoris films, semblent tenir en une formule «Jaquette trippante et bobine poilante». Ecranbis.com est parti en éclaireur sous la lune et revient griffer ces colonnes numériques d'un review hurlant !
 
"Non les États Unis n'ont pas l'exclusivité du cul terreux et du coin perdu. Dans la catégorie bourgade au charme discret, la cité de Woodhaven au Canada en impose".

A Woodhaven, la bière est bonne...

Non les États Unis n'ont pas l'exclusivité du cul terreux et du coin perdu. Dans la catégorie bourgade au charme discret, la cité de WoodHaven au Canada en impose. Il y a ses habitants aux neurones rongés par le froid, ses bars d'alcolos consanguins, ses routes enneigées et sa fête annuelle, le drink'n'shoot, où l'on se retrouve dans les bois une carabine dans la main droite, une bière dans la main gauche. Si vous faites le 911, vous tomberez sans doute sur le sergent Garou, Lou de son prénom. Un adjoint au shérif porté sur la bibine, les jolies fesses et l'économie d'énergie ( la sienne, fallait-il que je le précise). Embarqué dans une vague affaire de tapage nocturne, Lou se retrouve à arpenter les profondeurs boisées de la région sous une lune aussi pleine que lui. Pas plus veinard que vaillant il tombe sur une bande d'hurluberlus costumés en plein rituel ésotérique et perd connaissance. A son réveil, le flic a repris du poil de la bête. Les sens aussi aiguisés qu'un cutter, Garou va découvrir qu'il revenu de sa ballade nocturne avec un don inattendu, il est devenu mi loup, mi garou... tout en restant 100% flic !

"...le métrage de Lowell Dean a l'immense qualité de ramener sur nos écrans radars les plus belles heures de la comédie horrifique américaine." 

... Mais elle arrache un peu la gueule !

Décidément nos cousins canadiens ont un penchant pour la lycanthropie, après Ginger Snap et ses gamines à la puberté mordante, voilà que Wolf cop pointe le bout de son museau en direction de nos platines. Le national Post prévient «C'est le meilleur film canadien de l'année 2014», une ardente déclaration d'amour... Qu'il conviendra sans doute modérer tout en concédant qu'il s'agit certainement du plus barré. Oui, avec ses airs de DTV de seconde partie de soirée, le métrage de Lowell Dean a l'immense qualité de ramener sur nos écrans radars les plus belles heures de la comédie horrifique américaine. Celle de nos douces années 80, époque bénie où une série B décomplexée s'amusait des monstres mythiques de l'Universal comme des macchabées marcheurs de Romero. On est venu là pour s'amuser croyait-on lire en les lignes de synopsis. Et c'est très exactement ce que donne à voir cette petite production poilante dans tous les sens du terme.


Drolatique et irrespectueux, bricoleur sur les bords, Wolf cop impose un ton et un parti pris. Celui d'amener à une version adulte de «Teen Wolf» pour mieux la passer dans le mixer de la culture trash. En ce, il rappelle quelques récents efforts frappés du même sceau, tel  que «The revenant" , «Blood on the Highwa » et confirme le renouveau d'un cinéma d'exploitation indépendant outre Atlantique, après quelques années douloureuses marquées par la multiplication des œuvrettes sans âme produites en Bulgarie pour le prix d'un sandwich à Hollywood. Pour ne rien gâcher, la bande se paye des effets spéciaux dans les clous signés par Emersen Ziffle (Hybrid, La malédiction de Chucky ) et une Bande originale qui décoiffe. Face caméra, outre une prestation au poil de Leo Fafard en flic Loup, l'amateur de jolie pépées remarquera sans doute le passage dans le cadre de la bandante Amy Matysio (Vue il y a peu dans le plus spécial que spatial Stranded) et d'un habitué du cinéma que nous aimons en la personne de Jesse Moss (Destination Finale 3, Tucker and Dale Fightent le mal, Ginger Snaps, The uninvited).

"Drolatique et irrespectueux, bricoleur sur les bords, Wolf cop impose un ton et un parti pris. Celui d'amener à une version adulte de Teen Wolf pour la passer dans le mixer de la culture trash."

Tu préfères un coup de dent ou un coup de flingue ?

Quant au père Lowell Dean , tout fier de son coup et porté par le succès inattendu des ventes de son jet horrifico-comique, il aurait déjà passé la seconde en mettant en chantier une suite tout aussi prometteuse dont le tournage aurait déjà commencé. La société de production en charge de cette future pépite annonce d'ailleurs que le film conservera, je cite: «La formule gagnante du premier wolf cop». Il faudra par contre, et bien qu'un premier communiqué de presse avait annoncé une sortie dans le courant 2015 , sagement patienter jusqu'en 2016 pour se faire une idée. D'ici là, vous savez ce qu'il vous reste à faire !


Un œil sur le disque :

Factoris film livre Wolf cop dans un bluray de bonne tenue technique au format 1.78 (c'est à dire légèrement recadré par rapport au format flat 1.85 d'origine ) , le tout dans un master 16/9 1080P. Rayon grande oreille , un doublage français et une version originale (sous titres français amovible) en DTS High Resolution audio 7.1. Pour une fois l'éditeur a mis le paquet sur les bonus puisque nous avons droit à un marking of.

Ma main à la parole !