Eegah et L'infernale poursuite: Critiques et test DVD



Et voici la troisième et ultime chronique de l'Ecranbis.com consacrée au dernier jet éditorial de Bach films et à sa collection Freaksploitation. Un dernier tour de piste en compagnie des monstres les moins sacrés (quoique...) du septième art. On vous parle de l'amour fou d'un géant préhistorique pour une ravissante adolescente mais également d'un homme sans jambe mais pas sans surprise, le tout avec humour et mauvais esprit. Si les digipacks flamboyants de Eegah et l'infernale poursuite vous faisaient de l’œil, vous êtes tombé du bon côté du web...Ne touchez à rien, on s'occupe de tout.

"Eegah, un titre un peu ridicule pour une déclinaison préhisto-contemporaine de la Belle et la bête"
La même année que le glorieux « Carnival of souls » ( dont nous vous parlions il y a peu) vint le moins glorieux Eegah. Titre évidemment ridicule pour une déclinaison préhisto-contemporaine de la Belle et la bête. Dans laquelle, Roxy, fleur de l'amérique profonde, voit débarquer dans sa vie en plein désert et en pleine nuit, un homme sauvage de deux mètres. «Ohrrr Il est cromagnon ! » se dit-elle courant expliquer sa rencontre du mauvais type à son paternel qui se trouve être le réalisateur du film. C'est ce qui s'appelle faire une pierre deux coups. Le vieux s'élance à la recherche de cette curiosité générique mais tarde à revenir. Tant et si bien que Roxy et son fiancé rocker du dimanche partent à son secours. Roxy enlevée retrouve son papa poule et parvient à sympathiser avec Eegah, l'homme préhistorique mais celui-ci semble avoir quelques idées coquines derrière la tête et le feu au calbute. Roxy va-t-elle passer à la casserole ? Vous le saurez en regardant Eegah!

"Très curieux, parfois un peu long mais toujours complètement braque, le métrage vaut surtout par la présence de l'imposant Richard Kiel."



Très curieux, parfois un peu long mais toujours complètement braque, le métrage vaut surtout par la présence de l'imposant Richard Kiel. Le géant ne tardera pas à refaire parler de lui dans un rôle mordant, celui de Requin dans deux aventures cinématographique de l'agent britannique 007 «L'espion qui m'aimait» puis «Moonraker»... Fort de son propos azimuté et de sa réalisation lourdingue, Eegah a au fil des années acquis le statut de nanar culte et se trouve même être souvent citer parmi les plus mauvais films de la création. Une raison de plus de se jeter sur cette galette réjouissante et très inattendue.


Dans un genre différent, l'infernale poursuite nous projette dans les derniers tours de bobines des sacro saintes seventies. Le pitch tient pratiquement sur un ticket d'autoroute: Deux policiers se retrouvent à enquêter sur un dealer de drogue, un certain Mr d'Angelo dont l'homme de main n'a pas de jambe ( sic!) mais deux fusils scotchés au fauteuil roulant. Ricou Browning, qui fut la Creature from the Black Lagoon dans le film éponyme et réalisateur de seconde équipe sur deux James Bond ( Jamais plus jamais, Opération Tonnerre) prend les commande de ce polar misant sur handicap de son personnage titre ( du moins du titre original américain, Mr No Legs, littéralement Monsieur Sans Jambes) et sur le concept scénaristique de la poursuite.

"En plus de quelques scènes aussi mémorables que ridicules, L'infernale poursuite parvient à installer le plus insoutenable des suspens. Le spectateur va-t-il survivre à ce visionnage ?"


En plus de quelques scènes aussi mémorables que ridicules, L'infernale poursuite parvient à installer le plus insoutenable des suspens. Le spectateur va-t-il survivre à ce visionnage ? Si on le visionne 3 fois à la suite devant son miroir, est-ce qu'Olivier Bach apparaîtra dans notre dos ? Qu'est-ce que je vais manger ce soir ? Quel age ont les frères Bogdanov ? Bref, tandis que la puissance nanarde dégouline de l'écran, L'infernale poursuite incite au voyage intérieur. Le doublage français est à la hauteur du chef d’œuvre...Nhésitez pas à vous faire une compilation des meilleurs moments en MP3, ça peut vous sauver un tout aussi infernal périple sur l'A7 entre Lyon et le Grau du roi.

" ...la puissance nanarde dégouline de l'écran !"




Un œil sur les disques :
Tous comme les autres titres de la collection Freaksploitation , Eegah et l'infernale poursuite bénéficie de digipacks jaunes de chez jaunes, de master 4/3 qui suffiront sans doute à satisfaire les amateurs de curiosité. L'infernale poursuite est proposé accompagné d'une piste française, ce qui n'est pas le cas D'Eegah, proposé en VOSTF. Dans les suppléments une dose de Bier, un dose de tambours de Fu Manchu ! Y' pas à dire, on est gâtés !


Les monstres du Kung FU, Les 7 Successeurs du super maître de Shaolin : Critique et test DVD


Oyé...Oyé ! Braves Bisseux, aux portes de Noël, profitant de la féerie ambiante, Bach Films a décidé de faire de la concurrence au vieux bonhomme rouge (Pas Mélanchon, l'autre...) et de garnir les pieds de nos sapins de galettes que nous n'avions pas demandé. Mais qu'on prendra quand même! Pour la nouvelle année, une nouvelle collection et des galettes quasi foraines... Cul de jatte, manchot, géant... et j'en passe sont convoqués sur nos petits écrans pour un Freaksploitathon épique. 

De quoi réparer les méfaits d'un visionnage massif de téléfilms sirupeux, envahissant les programmes TV chaque année à la même époque. L'équipe d'Ecranbis.com, amputé de son rédacteur en chef, s'est fendu d'une série de chroniques évidemment partiales, bêtes et méchantes pour fêter l’événement. On commence aujourd'hui avec Les 7 Successeurs du super maître de Shaolin...et Les monstres du Kung Fu. Accrochez-vous à vos slips, ça va branler dans les bambous !

"Les 7 Successeurs du super maître de Shaolin souffre d'un titre à rallonge mais pas seulement puisqu'il est également imprécis."

Sortie en VHS chez Fil à films dans sa «Série Karaté», Les 7 Successeurs du super maître de Shaolin souffre d'un titre à rallonge mais pas seulement puisqu'il est également imprécis. Oui sur les 7 incroyables artistes martiaux promis par cet interminable titre, vous devrez vous en mettre sur l'oreille ou ailleurs ( Je sais que certaines de nos lectrices et de nos lecteurs ont l'imagination fertile , envoyez nous vos selfies, on est curieux) Le titre anglais «Six Heroic Figures» avait donc vu plus juste... Peu importe, cette prodigieuse petite production Taïwanaise du début des années 80 nous place face à un vieux maître de Kung Fu ayant la particularité de dormir les yeux ouvert mais également de réfléchir avec ses pieds En effet afin d'accomplir la plus périlleuse des missions, il ne trouve pas meilleure idée que de convoquer tous les estropiés et infirmes ayant un jour eu le privilège de suivre ses précieux enseignements.

" Ne vous fiez pas aux apparences, car nos valeureux et hardant guerriers ne sont pas diminués d'un poil, ils maîtrisent l'art ancestrale du Kung Fu et sont prêts à se battre jusqu'à la mort"


Ainsi un bossu, un manchot, un aveugle, un canard boiteux, un attardé mental mais également une jeune femme belle et muette (la femme parfaite donc) vont constituer une armée de bras cassés chargée de porter un décret impérial de l'autre côté du pays et vont devoir composer avec le tyranique et sale Lo ( Oui je sais elle est un peu lourde). Ne vous fiez pas aux apparences, car nos valeureux et hardant guerriers ne sont pas diminués d'un poil, ils maîtrisent l'art ancestrale du Kung Fu et sont prêts à se battre jusqu'à la mort [Spoiler]Ce qui tombe bien [/spoiler] Les scènes de combats semblent interminables, les dialogues ( Merci le doublage français) sont indigestes, le master fait ce qu'il peut, Christophe Bier convoquet dans les Bonus n'a pas grand chose à dire sur le film et d'ailleurs nous non plus ! Mais qu'est ce qu'on se marre ! Achetez le en double, vous pourrez le voir en stéréo ! 

Toujours à la croisée des chemins entre le cinéma à tatannes et la Freaksploitation, voici venir «Les monstres du Kung Fu» qui connu une ribambelle de titrages farfelues à travers le monde  : The Crippled Masters, Miracle Kung Fu, Il colpo maestro di Bruce Lee. Mr Bier dans les suppléments évoque même un Manchot et cul de jatte passent à l'attaque … Ce Métrage Made in Hong Kong a la particularité de choisir pour héros un tandem d'artistes particulièrement marquant. 

En effet le premier n'a (presque) pas de bras, le second n'a (presque) pas de jambes. Oui je sais c'est (presque) incompréhensible.Mais ces mutilations n'ont pas ôté à ces frères de douleurs l'envie d'en découdre. Ils vont apprendre que l'un dans l'autre, ou plutôt l'un sur l'autre (je ne voudrais pas créer de faux espoir à des lecteurs ayan prist le Bis d'Ecranbis pour ce qu'il n'est pas), il leur sera possible de poursuivre l'odieux responsable de leur destin et de prendre une revanche digne de ce nom sur ce bourreau infâme !

"Ce métrage Made in Hong Kong a la particularité de choisir pour héros un tandem d'artistes particulièrement marquant. En effet le premier n'a presque pas de bras, le second n'a presque pas de jambes !"


"Howard Vernon assure le doublage du vieux mystique chargé s'enseigner aux deux malheureux l'art de combattre en tandem"

Il va sans dire que le seul intérêt de ces «Monstres du Kung Fu» tient aux particularités anatomiques de ses interprètes et la façon peu commune dont elles se complètent. Autrement dit passée la surprise, l’intérêt retombe un peu. Les amateurs de Cinéma Bis seront heureux d'apprendre qu'Howard Vernon assure le doublage du vieux mystique chargé s'enseigner aux deux malheureux l'art de, pardonnez le Ségonlisme, la complétitude. Bref, un disque à priori réservé aux amateurs de curiosités notoires mais qui pour sa folie conceptuelle mérite que les autres y jette un coup d’œil ! 



Un oeil sur les disques :

Ces deux titres sont issus de la même collection et embrassent par conséquent le même type de packaging: Un digipack aux couleurs "tape à l’œil". Les films sont présentés dans des masters 4/3 moyens mais sont la rareté de ces pépites fait avaler la pilule. Vous ne trouverez de toute façon pas mieux. Pour le plaisirs ds portugaises, du doublage français d'époque en mono. La partie supplément offre un épisode des Tambours de Fu Manchu ainsi qu'une présentation des films par Christophe Bier en personne.

Diamond Ninja Force et Golden Ninja Warrior : Critique et test DVD



Grâce à la force incommensurable du temple de l'Ecranbis.com, vous, vénérable lecteur,s allez découvrir la double puissance du double ninja. Oui, amateurs de paires de claques et de coups de pieds dans les burnes, vous qui avez été oublié, que dis-je maltraité par les forces occultes de l'édition vidéo occidentale, vous allez enfin mettre un terme à plusieurs décennies de malédiction. Des lustres après le coffret ninja d'Artus films, les guerriers enturbannés s'invitent sur nos petits écrans pour double programme d'exception. A la droite de ma gauche, Diamond Ninja Force, à la gauche de ma droite Golden Ninja Warrior. Le tout pour moins de 10€ les deux ...Si j'étais vous, je n'attendrai même pas de lire la chronique de peur qu'il n'en reste plus !

"Faisant de l'arnaque pelliculaire un art, Ho Chi Kueng, dit Godfrey Ho est entré dans l'histoire du cinéma d’exploitation."

Faisant de l'arnaque pelliculaire un art, Ho Chi Kueng, dit Godfrey Ho est entré dans l'histoire du cinéma d’exploitation. Spécialisé dans le film d'art martial et le cinéma Ninja, l'homme et son complice Joseph Lai (C'est pas beau...de se moquer) se sont fait connaître par une remballe perpétuelle de productions hong kongaises et obscures, le tout agrémenté de séquences dignes de capter l’intérêt ou à minima d'attiser la curiosité du spectateur americano européen. Pour ce faire, Ho a développé une véritable science du montage, mélangeant les bobines, les intrigues de créations locales à des scènes (mal)tournées avec des acteurs non asiatiques...Ou mieux encore faisant apparaître là il n'y en avait nul besoin (si ce n'est un besoin très commercial) les fameux ninjas qui fascinèrent nombres de jeunes hommes prépubères dans les années 80. Certains se reconnaîtront sans doute.Que la honte vous terrasse ! Vous et votre descendance ! 


"Ce double programme édité par Bach films ravira donc le lectorat de Nanarland.com, autant qu'il pourrait constituer la porte d'entrée d'un genre"

Le grand blond avec une tunique rouge

Évidemment la technique ou plutôt le tour de passe passe a ses limites et si les nombreuses œuvrettes de Mr Lo ont la particularité de susciter chez le cinéphile éduqué, une forme d'extase, voire une sorte d'orgasme, elles sont surtout observées à travers le prisme d'une cinéphilie ricaneuses. Ce double programme édité par Bach films ravira donc le lectorat de Nanarland.com, autant qu'il pourrait constituer la porte d'entrée d'un genre ou plutôt d'une méthode. Bref si vous n'avez pas encore goûté aux plaisirs de la soirée Ninja, Bière et Pizza. C'est le moment de vous y mettre. Et attaquez par Diamond Ninja Force tiens !  Dans lequel on comprend très rapidement que l'on est en train de voir plusieurs films en même temps. Il y a Bernard Wong (Rien que le nom....), un entrepreneur découvrant des restes humains sur un terrain qu'il vient de racheter et qui ne vas pas tarder à fermer son parapluie et transmettre son héritage à sa fille. Il y a l'affrontement de deux clans de ninja, il y a aussi des revenants et des spectres....

"Bref si vous n'avez pas encore goûté aux plaisirs de la soirée Ninja, Bière et Pizza. C'est le moment de vous y mettre"

 
Mais il y a surtout la belle et fretillante moustache de Richard Harrison dont la femme est flagellée à mort  (Merci Jacques et Michel) et qui bien entendu va chercher à prendre sa revanche. Fantastique, arts martiaux et un soupçon d'auto justice. Il faut avouer que si la tambouille ne sent pas très bon, elle a du goût et bénéficie d'une traduction et d'un doublage français exceptionnel. ça s'écouterait presque sans voire l'image ! Dans un genre (pas si) différent, Golden Ninja Warrior part également de la mort d'un paternel (Simon Lee) pour mettre le feu à d'autres poudres. Dans l'introduction visiblement emprunté à Ninja terminator, Richard Harrisson apparaît sans le savoir. Le temps d'installer dans l'arrière plan l'affrontement de deux clans ninja ancestraux. Godfrey Ho joue ici la carte du Ninja au féminin et sentant visiblement que la sauce ne prend toujours pas, s'autorise à recycler quelques séquences salaces. 


Elle est fantomatique non ? 


Oui dans Golden Ninja Warrior, y'a de la miche malaxée, de la touffe à l'air ...Et en accéléré s'il vous plaît, histoire de décomplexer les éjaculateurs précoces ou de donner un petit côté furieux aux ébats. T'as rien compris, c'est du kung fu couchée vient de me dire ma télécommande dans l'oreille ! En dépit de ces tentatives maladroites, de la fameuse séquences du couteau à lame chercheuse (Anthologique ! Anthologique !) et de l'apparition ubuesque de ninjas durant le métrage, Golden Ninja Warrior est un poil moins excitant que Diamond Ninja Force. Mais quand même ! 

Un œil sur le disque :
Les masters sont 4/3 mais les formats d'origines sont respectées. Pas de pistes anglaises à se coincer dans l'oreille mais simplement un doublage français d'époque et monophonique. L'éditeur a eu la bonne idée de joindre à sa proposition les savoureuses bandes annonces des deux films. 


We are the champions....my friend .... weeeeee.....

L'invicible kid du Kung Fu: Critique et test DVD


Avec l’essor d'une cinéphilie sarcastique et moqueuse, Ernesto de la Cruz dit Weng Weng est devenu une «petite» icône du cinéma de genre. Découvert à 20 ans, cette acteur philippin de 90 cm a réussi à se faire une place sur les plateaux de cinéma...Le temps d'une carrière miniature et de claironner à la face du monde que «la bonne taille, c'est quand les deux pieds touchent par terre.» A l'aube d'une décénie haute en couleur, on lui offre un rôle à sa taille : Weng Weng devient l'agent double zéro dans une parodie de film d’espionnage : Agent 00 suivi de For Your Height Only . 

Titre faisant bien entendu référence à une des aventures pelliculaires de James Bond dans laquelle notre nationale Carole Bouquet faisant la plante verte rien que pour nos yeux.Le résultat du paraître suffisamment convaincant pour que les aventures de Weng Weng aux pays des espions soit prolongées d'un nouveau segment titrée The Impossible Kid ou L’invincible Kid du Kung Fu. Un voyage en classe éco dans le Manille des années 80. Dans lequel Weng Weng, agent d'Interpol affronte le diabolique Mr X. 


"Depuis les temps bénis de la vidéo locative, cette sainte relique s'échange en toute discrétion chez les amateurs de bizarreries notoires, pratiquement de slip à slip afin de ne pas éveiller la curiosité des collègues de bureau."


Quelque part en Europe, dans une obscure contrée de forme hexagonale, entouré d’ennemis héréditaires, les distributeurs se pincèrent le nez ! Peut être n'eurent-il même pas vent de l’arrivé d'un nouvel espion sur la scène internationale. For Your Height Only a beau avoir été distribué dans de nombreux pays, il ne sera pas présenté au public gaulois. L'éditeur Script Vidéo proposera toutefois sa suite L'invincible Kid du kung Fu en VHS. Nous sommes en 1984, Karen Cherryl tourne dans «J'ai rencontré le père Noël » ( Un chef d’œuvre, il va sans dire) et le peuple de France découvre Weng Weng dans 007 1/2 Rien n'est impossible … retitrage opportuniste mais de bonne foie. Car oui enfin non , rien n'est impossible, la preuve : on peut même plagier le logo iconique d'un matricule de légende! Depuis les temps bénis de la vidéo locative, cette sainte relique s'échange en toute discrétion chez les amateurs de bizarreries notoires, pratiquement de slip à slip afin de ne pas éveiller la curiosité des collègues de bureau. 

"L'invincible Kid du Kung Fu est un métrage radical... Demandant une certaine décontraction du cerveau gauche. Pour les cartésiens maladifs, les rationnels acharnée, l'usage de substances stupéfiantes est recommandé"


 
Chose étrange, alors que la popularité de Weng Weng a explosé sur la toile, notamment grâce à des sites comme Nanarland.com, aucun éditeur n'avait eu la bonne idée d'offrir un passeport numérique à l'agent double zéro. Alors que le support DVD est en train de tirer son chapeau, de fermer son parapluie et de casser sa pipe, c'est Bach Films, prolifique officine française qui s'est donc dévoué et a embarqué le titre dans sa toute nouvelle collection de digipacks « Freaksploitation ». La Weng Weng-mania est « en marche », elle aussi ! Quitte à citer Saint Valéry Zeitoun : On ne va pas se mentir... L'invincible Kid du Kung Fu est un métrage radical... Demandant une certaine décontraction du cerveau gauche. Pour les cartésiens maladifs, les rationnels acharnée, l'usage de substances stupéfiantes est recommandé. ( Pour ceux qui ont voté Hollande en 2012 vous pouvez le regarder sans préparation, à vous on peut tout vous faire gober !:)

"difficile de voir en L'invincible Kid du kung Fu, un chef d’œuvre passé à travers les mailles de la critique, il n'en reste pas moins un spectacle exotique, bizarroïde et définitivement amusant."

 
007 1/2 Rien n'est impossible tire l'essentiel de sa force comique d'un simple échange standard celui du beau gosse suisso britannique par un acteur au physique et à la coupe de cheveux improbable. Une simple question de degré de visionnage donc. Le reste est une vague voire très vague décalque Bondienne agrémentée de scènes d'action kungfuto-acrobatiques. Et il apparaît difficile de voir en L'invincible Kid du kung Fu, un chef d’œuvre passé à travers les mailles de la critique, il n'en reste pas moins un spectacle exotique, bizarroïde et définitivement amusant. Les nanarologues ont donc la permission de monter à bord, mais les autres peuvent également suivre. 




Un œil sur le disque:

Pour sa collection Freaksploitation , Bach Films a opté pour le digipack au visuel jaune rouge pétant. Des jaquettes à regarder avec des lunettes de soleil donc. Au programme un master 4/3 qui permet de visionner la pépite dans les conditions de l'époque, un doublage français particulièrement gratiné et une partie suppléments charnue dans laquelle le sieur Bier présente le film, une présentation de Weng Weng par l'australien Andrew Leavold, un clip musical, deux bandes annonces et l'épisode 5 des Tambours de Fu manchu. 15 Euros le tout..Ce qui ne fait pas chère la minute !

Les 5 Survivants, Le carnaval des âmes : Critique et test DVD


Vous vouliez une preuve du changement climatique? En voilà une: L'ours Artus qui a roupillé tout l'été, sort de sa torpeur aux portes de l'hiver. Les saisons se sont-elles inversées ou la bestiole est-elle victime d'un dérèglement hormonal quelconque? Peu importe, l'éditeur indépendant et français qui régale la bissosphère depuis des lustres, est de retour avec un line up Ennnoooorrme comme dirait Lemaire Christophe. Une nouvelle collection multi genre, étiquetée «Les Classiques» et qui démarre par le largage de 6 galettes au dessus de la planète France. Ce n'est plus de l'édition, c'est«Carpet Bombing». Évidemment dans cette salve magistrale, tout n’intéressera pas le fantasticovore, même éduqué, mais l'Ecranbis.com a fait le tri et livre une chronique qui voit double. Les 5 survivants et Le Carnaval des âmes... de la SF, de l'épouvante... et 19,98€ ( Pour les deux disques, l'Ours est bonne patte) en moins sur votre compte bancaire. Bah les petites sommes, ça voit pas... Pis vous aurez qu'à faire sauter une paire de repas aux chiars...A c't-âge là, on peut tenir 3 ou 4 jours à l'eau et au pain dur. 

En 1951, Arch Oboler embarque une poignée d'étudiants de l'University of Southern California film school dans une aventure à 75 000$... Un tournage autour de la demeure du cinéaste et une poignée d'acteurs, le jour d'après en toile de fond. Sous ses airs de série B qui bat de l'aile, «Les 5 survivants» (Five) a le double mérite d’ouvrir la voie au cinéma post apocalyptique d'un main et de tracer les contours du huis clos à ciel ouvert de l'autre. Après un feu d'artifice nucléaire, au crépuscule de l'humanité, 5 couillons vont tenter survivre aux radiations et à leur propre connerie. Ce n'est pas gagné car les crises d’acné atomique menacent et surtout, il n'y a qu'une femme pour 4. Pour paraphraser Max Pecas, on est donc pas sorti de l'auberge. Peu importe l'apocalypse en cours et l'extinction de l'humanité, l'essentiel des tourments qui assaillent nos survivants tourne autour d'une question des plus pragmatique, mais qui va se faire madame. 

"Les 5 survivants (Five) a le double mérite d’ouvrir la voie au cinéma post apocalyptique d'un main et de tracer les contours du huis clos à ciel ouvert de l'autre"
 


La pauvrette se montre ma foie bien hésitante, se jetant dans les bras de Charles pour se retirer aussitôt et s'écrier: Ciel Mon mari n'a peut-être pas cassé sa pipe ? Mais quand Eric vient frapper à sa porte, elle monte aussitôt dans sa voiture pour aller faire un tour en ville. Tu parles d'une allumeuse ! Une chose est sûre, ce « Five » ne se roule pas dans le féminisme et n'offre pour seul définition de la femme, cet homme sans zizi , que celle d'un enfant qui s'ignore, pire d'un objet parlant peinant à s'occuper dignement de sa progéniture. De l'autre côté de la rue, la question du racisme est abordée façon «Night Of the Living dead». Bref, si il ne se passe pas grand chose à l’écran (c'est un film d'ambiance comme dirait l'autre), il y a de quoi se nourrir le cerveau. On vous conseille d'embarquer pour la fin du monde !

"Bref, si il ne se passe pas grand chose à l’écran (c'est un film d'ambiance comme dirait l'autre), il y a de quoi se nourrir le cerveau."



Nettement plus connu et clairement plus culte, Le Carnaval des âmes que tourne Herk Harvey en 1962, joue également la carte de la production indépendante, du tournage express ( 3 semaines, calendrier en mains) et du budget limité voire absent. Peu importe, cette pépite à moitié remakée à la fin des années 90, a influencé une génération de cinéastes, David Lynch et George A Romero en tête. Ce qui n'est pas rien. Au programme, la femme toujours la femme... organiste d'église mais athée, belle mais en fait non...Tout et son contraire donc. Dans Carnival of Souls , Mary de son prénom n'accouche pas du petit Jesus, mais s'avère être la victime d'un terrible accident automobile. Alors que les secours tentent de retrouver la voiture et que tout espoir de retrouver des survivants semble perdu, la belle sort des eaux ...crachant une truite (ça on je l'ai ajouté, ce n'est pas dans le film) et déclare : Je suis toute mouillée ! ( ça non plus!).


"Une pépite .. qui.a influencé une génération de cinéastes, David Lynch et George A Romero en tête." 



Traumatisé par l'épisode, la belle décide de prendre le large, direction les entrailles de l’Amérique... Une petite paroisse dans le trou du cul du monde, une chambre loué à la semaine, un voisin de palier collant...Un nouveau départ, une nouvelle vie. Mais la petiote se voit rapidement rattrapée par son passé. Des êtres livides et fantomatiques la croisent, elle semble parfois invisible par ses congénères... et croit glisser lentement mais sûrement dans la folie. Ajoutez en toile de fond, une mystérieux lieu à l'architecture étrange, aux portes de la ville. On ne va se le cacher, si le Carnaval des âmes était une danse, ça serait un slow. Mais il y a dans ce cauchemars couché sur pellicule une atmosphère et de bien belles images... C'est ça aussi le Cinéma, Monsieur ! Ne cherchez pas, il vous le faut aussi ! 

"...il y a dans ce cauchemars couché sur pellicule une atmosphère et de bien belles images. C'est ça aussi le Cinéma, Monsieur !"




Un œil sur les disques :


Artus films livre les films en 1.33 4/3, les masters sont remarquables. Pour le plaisir des cages à miel de l'anglais et des sous titres français. Rayon bonus, circulez y'a rien à voir. Mais qu'est-ce que c'est que cette historie, on veut notre ration d'Alain Petit nous !