Livres: Time Demon et Jurassic Trash, vingt ans après...



Deux films de série Z fêtent leur anniversaire, avec deux livres collectors en tirages limités.Voir le fondateur de Mad Movies, Jean-Pierre Putters, tirer au pistolet automatique habillé en nazi, le chanteur Edouardo (le tube des années 90 "Je t'aime le lundi") murmurer une berceuse à un dinosaure féroce, ou les stars du X Coralie Trinh Thi et Elodie Chérie lancées à la poursuite d'un savant fou, ça n'a pas de prix. C'était ce que proposaient sans aucun complexe les films Time Demon et Jurassic Trash, sortis en 1996 et 1998. Tournées pour quelques euros (pardon, francs), ces séries Z parodiques assumées, distribuées jadis en cassettes VHS, puis resorties en DVD en 2011 aux éditions Bach Films, bénéficient aujourd'hui de deux livres spécialement édités pour fêter leur vingtième anniversaire. Time Demon, vingt ans déjà et Jurassic Trash, vingt ans déjà, sont deux ouvrages mini-format riches de photos inédites et d'interviews narrant les dessous de ces tournages hors normes.



Le réalisateur Julien Richard-Thomson (alias Richard J.Thomson) qui était étudiant en cinéma à l'époque, a depuis poursuivi son chemin dans le film de genre, avec de grandes difficultés pour monter ses projets déjantés. Dans une interview parue en 1999 et reproduite dans l'un des livres, le jeune réalisateur explique qu'il tourne ces longs-métrages à la fois par amour pour le cinéma Bis et aussi "pour se faire une carte de visite". Tandis que Putters, entre deux anecdotes, nous apprend qu'il a failli laisser sa peau sur le tournage de Time Demon. Des ovnis filmiques, devenus cultes, dont tous les secrets sont contenus dans ces deux petits books indispensables pour tout amateur de série Z et de cinéma indépendant. (Jaguarundi Editions, tirages limités, disponibles sur le site de Jaguarundi Films ou à Metaluna Store)


A.B



La fille de Dracula: Critique et test Bluray



Attention brave gens, dans quelques jours, Ecranbis.com baissera le rideau pour les sacro saintes vacances d'été. Mais ne croyez surtout pas qu'on va se la couler douce ! On vous avez annoncé une grosse nouvelle au printemps denier, on a tenu parole avec Bad requins, le premier livre plein d'Ecranbis dedans ! Qui sortira bientôt chez Hugginn & Muninn...Et bien On vous annonce du encore plus fort, pour les semaines qui viennent... Mais on n'est pas là pour faire notre petite auto promo ;..Place à la chronique du jour: La fille de Dracula ! 

"Jess Franco... le roi du zoom, du focus et du scénario fuyant, le seul cinéaste ayant réussi l'exploit de faire du poils de bras un objet potentiellement érotique"


En 1972, le roi du zoom, du focus et du scénario fuyant, le seul cinéaste ayant reussi l'exploit de faire du poils de bras un objet potentiellement érotique, Jess Franco, l'homme à la caméra érectile, livrera pas moins de neuf mirages pélliculés. Parmi lequel, Artus films a extrait «La fille de Dracula». Métrage à ne surtout pas confondre à son homonyme Dracula's Daughter (1936) de Lambert Hillyer. La fille de Dracula, version franco , c'est une production franco portugaise sur laquelle plane le spectre de Robert de Nesle, producteur français fameux . Mais c'est aussi un film fantastique dont la substance et le propos vampirique apparaît comme un peu fuyant. Ici tout semble dans l'atmosphère, atmosphère chargée d'érotisme … ou érotisme chargé d'atmosphère pourrait-on écrire tant le petit Jesus semble concentré sur la distribution féminine de son chef d’œuvre.


"Une atmosphère chargée d'érotisme … ou un érotisme chargé d'atmosphère pourrait-on écrire tant le petit Jesus semble concentré sur la distribution féminine de son chef d’œuvre"

Le spectateur tente péniblement de s'accrocher à la «oh cruelle destiné» de la belle Luisa venue courageusement au chevet de sa grand mère. Non contente d'avoir dérangé la quasi totalité des acteurs du films et sa petite fille, la vieille baronne Karlstein ne trouve rien que de lui agiter sous le nez la terrible malédiction qui frappe la famille depuis des générations. L'ancienne ayant fermé son parapluie, la petiote au regard allume barbecue se retrouve avec un cadavre dans le placard ou plus exactement dans le cas présent, un vampire dans la cypte. Bref, le genre de détail qui peut vous gâcher des vacances au Portugal.


"une histoire d'hésitation permanente, de déambulation dans un rêve éveillé et de scènes de fesses à fesses hypnotiques. Un film de chair, un film de peau … tout entier dévolu à une Britt Nichols en flamme et une Anne Libert qui ne fait rien pour l'éteindre... "

« On s'en fout » semble murmurer Jess Franco dans chaque plan. «Pas mieux !» lui répond le brave Howard Vernon, qui trouve ici son premier rôle couché. Le reste est une histoire d'hésitation permanente, de déambulation dans un rêve éveillé et de scènes de fesses à fesses hypnotiques. Un film de chair, un film de peau … tout entier dévolu à une Britt Nichols en flamme et une Anne Libert qui ne fait rien pour l'éteindre... Bien que très économique et donnant l'impression de tourner en rond, impression renforcée par l'utilisation de décors naturels vus et revus chez le cinéaste , bien que très inconstant dans la forme, cette Fille de Dracula finit pas faire son petit effet. Certes ce n'est pas un Franco majeur mais les quelques qualités du film sauront à coup sûr aiguisé la passion des frnacophiles.



Un œil sur le disque :
Artus films a misé sur une édition combo dont le disque DVD reprend le contenu du disque Bluray, la haute définition en moins, il va de soit. Le master HD parlons en est justement un des points forts de l'édition, du 1080p respectueux du format scope d'origine, accompagné d'une seule et unique piste audio en français. Dans la crypte aux suppléments, nous avons droit à une présentation du film par Jean François Rauger, des films annonces et un diaporama d'affiches et de photos.




Xtro: Critique et test Bluray (Import UK)





Mauvaises nouvelles des étoiles et bonne nouvelle d'outre manche. Xtro, métrage culte si il en est vient d’atterrir sur le chariot des platines britanniques dans une édition Bluray à la haute définition et aux contenus définitivement réjouissants. De quoi jeter par la fenêtre vos bons vieux DVD frenchy et repartir à la rencontre d'un des plus terrifiants visiteurs que notre bonne vieille planète ait jamais connu. Non tous les E.T. Ne sont pas nos amis, la preuve dans une  chronique de l'Ecranbis.com qui sent déjà la crème solaire et les chouchous.Et pour cause  il s'agit d'une des toutes dernières  publications avant la sacro-sainte trêve estivale. Vive les congés (pas) payés !


  «...un des plus terrifiants visiteurs que notre bonne vieille planète ait jamais connu. Non tous les E.T. Ne sont pas nos amis!»

En 1982, une petite créature extra-terrestre, botaniste à ses heures perdues vient gratter l'amitié des kidz de l’Amérique. Avec le E.T. De Steven Spielberg , l'extra-terrestre abandonne tout machiavélisme ou volonté invasive pour devenir la coqueluche des enfants, une peluche vendue à prix d'or et un  nouveau filon pour les fabricants de produits dérivés.E.T. l'extra-terrestre vient de fait terminer le virage opéré par science fiction américaine quelques années plus tôt avec Rencontre du troisième type. L'être tombé des étoiles, après avoir personnifié des décennies durant le péril rouge et dépeint une vision profondément paranoïaque de l’altérité, est désormais vue à travers le prisme d'un positivisme très années 80.



« ...le cinéma britannique s'essaye à un mariage devenu pratiquement anachronique: Science fiction et horreur seront au flippant menu d'XTro»

A des années lumières des communications musicales improbables et des appels téléphoniques très longue distance à coup d'antenne parapluie, dans les rues les plus sombre du cinéma fantastique la résistance s'organise. Un an seulement après la rencontre entre  Elliott et son alien , comprendre Henry Thomas et quelques bouts de latex, nos cousins grand bretons  s'essayent à un mariage devenu pratiquement anachronique: Science fiction et horreur seront au flippant menu du XTro de Harry Bromley Davenport. Problème de taille, le jadis si prolifique cinéma fantastique anglais est en panne sèche sur les routes de l'imaginaire. Il faudra donc tendre les braspar dessus l'océan atlantique ou plus exactement à Robert Shaye, l'un des fondateur d'une New Line Cinéma pas encore sous le giron de la Warner. La firme veut ré-orienter sa production dans le cinéma de genre. Elle en fera la preuve avec les Griffes de la Nuit de Craven...Mais l'heure est à un autre type de cauchemars...




«Xtro...vient surtout défier Spielberg sur son propre terrain et trace les contours d'une nouvelle forme de rencontre entre un extra-terrestre et un enfant. Un anti E.T. En quelques sortes»

Dès sa sortie sur les écrans, le jet de Harry Bromley Davenport fait office d’électro choc pelliculaire. Xtro remporte haut la main le grand prix du festival du film fantastique de Paris en 1983 et restera des années durant un véritable hit dans les vidéo clubs de France et de Navarre. Un fait totalement étonnant si l'on considère que cette bobine prend toute l'industrie du cinéma de l'époque à rebrousse poil. Tout commence alors qu'une après midi le petit Tony voit Sam, son père être enlevé par une étrange lumière blanche. Mais trois années plus tard, alors que la vie tente de reprendre contre vent et marée  son cours, Sam réapparaît sur terre sous la forme d'une créature des plus antipathiques. Pas plus question de «téléphoner maison», que de repartir sans sa progéniture. Sam n'est revenu que pour arracher son fils à l'orange bleu. 




«le film marque au moins autant pour ses délicieux effets spéciaux que pour l'ambiance qu'il parvient à installer.

Formidablement  tortueux pour ne pas écrire tarabiscoté, le propos s'offre un chapelet de scènes horrifiques à l’esthétique marquante et vient surtout défier Spielberg sur son propre terrain. Xtro trace les contours d'une nouvelle forme de rencontre entre un extra-terrestre et un enfant. Un Anti E.T. En quelques sortes. Imaginatif d'un bout à l'autre, parfois trop pour que ne pas tomber une certaine opacité narrative, le film connait quelques moments d'égarement et s'autorise une originalité  toute britannique ...reste qu'Xtro marquera au fer blanc les mémoires...  au moins autant pour ses délicieux effets spéciaux que pour l'ambiance qu'il parvient à installer. Un voyage au bout de l'horreur, qui nous fera observer les cieux étoilées avec inquiétudes et effroi. Un classique que tout amateur de sueurs froides se doit de conserver dans ses archives.





Un œil sur le disque:

La chose est disponible en édition limitée  avec art work réversible. Le film a bénéficié d'un nouvelle restauration de Second Sight. Xtro n'a jamais fait aussi peur que dans ce tranfert haute définition.  Pas de piste audio ou de sous titres français en vue, mais sachez que le disque embarque des sous titres anglais. Rayon supplément ça ne rigole pas avec un documentaire de 57 minutes "Xploring Xtro", deux  featurettes inédite  "The World of Xtro" et "Beyond Xtro" incluant des "test footage" de XTro Xposed. En plus un livret et un CD de la bande originale.  Sortie le 2 juillet  2018 mais c'est visiblement déjà commandable...


Les démons: Critique et test bluray




Regardez autour de vous , L'EcranBis s'est habillé couleur «Jess» pour vous livrer Franco une nouvelle chronique attachée (Mmmmm!) au bûcher. Au programme … l'inquisition! Ce bon vieux temps où l'on pouvait accuser les gauchos de sorcellerie et les promettre à l'écartèlement . Ces heures bénies de l'histoire où les épouses volages étaient soignées par les flammes (Une flamme avec un femme chantait le groupe pop ibérique Mecano mais je m'égare) avant de lâcher dans un dernier râle et en guise de testament...«Aie ! j'ai la chatte qui fume» . 

Oui braves lecteurs, nous parlerons ici d'une des nouvelles brillantes additions d'Artus Films à sa collection Jess Franco. Un combo Bluray et DVD avec de la fesse, des nonnes, de la cruauté et des morceaux d'Alain Petit à l’intérieur. Je vous laisse enfiler vos costumes, pendant que j'éteins la lumière et que les festivités commencent ! 

 "L'inquisition! Ce bon vieux temps où l'on pouvait accuser les gauchos de sorcellerie et les promettre à l'écartèlement . Ces heures bénies de l'histoire où les épouses volages étaient soignées par les flammes "





Après avoir été soumise au jugement des hommes, une vieille femme est jugée coupable d'avoir offert son corps au diable et se trouve condamnée à la friture. Sur sa brochette et sur le point de passer au barbecue, la présumée sorcière prévient : Une malédiction terrible s'abattra sur ceux qui ont osé la cuisiner de la sorte. La vieille a fricoté avec le malin, mais cela ne l'a semble-t-il pas rendu «fute fute» puisqu'elle croit utile de préciser que cette redoutable vengeance portera le visage ses filles. La bande d'aristos présents se sentant légèrement visé, part illico presto à la recherche de la dite descendance. Ainsi madame De Winter retrousse ses jupons et court jusqu'au plus proche couvent pour enfoncer son doigt inquisiteur dans l'entre jambe des jeunes recrues, histoire de vérifier que leur vœux de chasteté n'ait pas été une promesse de gascon. 

" Les démons est un film en costume mais également un film sans costume égaillé de jolies dames..."



Kathleen et Margaret, deux jeunes orphelines attirent rapidement l'attention. Surtout Kathleen qui se met à expliqué avec une candeur désarmante qu'elle reçoit la visite de Satan tous les soirs dans son lit et qu'il ne vient pas jouer aux cartes. Madame De Winter ramène la petite au château où elle est torturée des heures afin de passer à table. Visiblement personne n'a cru utile de rappeler aux bourreaux que la petite avait déjà avoué. Les défaillances de l'administration n'ont, qu'on se le dise, rien des affres de la modernité. 

"Economique, certes mais délicieux ce conte fantastico libidineux a en plus le mérite d'être un produit français dont la fabrication a été délocalisé au Portugal."

En 1972, Jess le magnifique fait à nouveau démonstration de son talent à transformer les menus budgets en fresques historiques et érotiques clinquantes et dans le cas présent vaguement nunsploitative. Les démons est un film en costume mais également un film sans costume égaillé de jolies dames...La blonde Karin Field en artistocrate perverses, Britt Nichols et son yeux qui crient « prends moi » et Anne Libert, brunette au chien un peu démodé (Question de génération... peut être...) , mais on prendra quand même. C'est aussi côté messieurs Howard Vernon et Cihangir Gaffari. Economique, certes mais délicieux ce conte fantastico libidineux a en plus le mérite d'être un produit français dont la fabrication a été délocalisé au Portugal. Mais ne dit-on pas que c'est l'intention qui compte ? Non c'est n'est pas un Franco Enooooorme comme aurait écrit Lemaire, Christophe de son prénom. Mais la chose présentée dans l'écrin d'un master haute définition caresse les yeux dans le bon sens des cils. Les francophiles peuvent ouvrir les bourses ...La conscience tranquille.





Un œil sur le disque :


Ces démons nous parviennent dans un master haute définition 1080p ,16/9 et surtout respectueux du format cinémascope d'origine. La numérisation est remarquable. Le tout s'accompagne d'une piste audio Française. Rayon bonus c'est avec un plaisir immense que l'on retrouve Alain Petit dans un supplément titré : « Les nonnes de Clichy ». L'auteur revient également sur l’improbable carrière du producteur
Robert de Nesle. Le disque Bluray est accompagné d'un DVD reprenant le même contenu. Bref vous n'aurez plus aucune raison de passer à côté de cette édition. 

 

Tender Flesh : Critique et test DVD


Oui depuis quelques mois, les colonnes numériques de l'Ecranbis.com sont moins remplies que d'habitude. La faute à une actualité vidéastique en demi teinte mais également à un emploi du temps contrariant. Si nos petits doigts boudinées et poilus sont occupés ailleurs, sachez que c'est pour la bonne cause. Nous vous dévoilerons d'ici quelques semaines la petite surprise que nous concoctons dans l'arrière boutique de ce site depuis des mois. Mais pour l'instant motus et bouche cousue, on vous parle d'une des nouvelles galettes argentées venant enrichir la fabuleuse collection Jess Franco de l'éditeur français Artus Films.


« Une dernière impression de pellicule avant un saut de l'ange dans l'enfer de la vidéo et du Very Low Budget.»


Une édition double DVD exceptionnelle (et on vous expliquera pourquoi) pour «Tender Flesh», l'un des derniers films que le petit Jesus ait réalisé avec un peu de moyen. Une dernière impression de pellicule avant un saut de l'ange dans l'enfer de la vidéo et du (very) Low budget. Dans les années 90, le temps est au changement, le septième art semble résolu à se passer de ses mercenaires historiques, la filmographie du fou filmant fait un peu la gueule. Mais un coup de fil suffira à saupoudrer la grisaille ambiante d'un peu de rêve américain. « C'est de la poudre de perlimpinpin » aurait prévenu Emmanuel Marcron alors âgé de 8 ans et demi, en découvrant le mirobolant budget ! Mais c'est déjà suffisant pour convoquer les fesses d'ange d'une Amber Newman, Scream Queen en devenir, et le minois très bourgeois d'une Monique Parent. Même le Franco Nero avignonais, Alain Petit himself est prié de s’envoyer en l'air, pardon Alain, de prendre l'avion pour Malaga... Direction le vedettariat bisseux et les brûlantes nuits ibériques. Y'en a qui ne se refusent vraiment rien !

«Bien avant que le sexe faible n'organise sa vendetta à coup d'hashtag , Franco et le cinéma fantastique balançaient des déjà ses porcs. »

Au menu, de la chaire tendre ...Celle de Paula, femme enfant mais pas frileuse, certainement recrutée sac à dos sur l' épaule, malabar dans la bouche à la sortie d'un aéroport miteux par le premier gugus au prénom exotique et à la mèche rebelle. Aveuglé par l'amour ou par sa frange adolescente, la petite se retrouve à jouer les effeuilleuses dans un night club sordide. Et c'est d'ailleurs là qu'elle tape dans l’œil de deux couples lassés par l’échangisme standard et les orgies ordinaires. Bien avant que le sexe faible n'organise sa vendetta à coup d'hashtag et de « me too », Franco et le cinéma fantastique balançaient des déjà ses porcs. Nobles ou bourgeois mais toujours un peu désœuvrés et un peu pétés de tunes. Quand l'ouvrier de chez Renault, la serveuse de Mc Donald ou le petit personnel de guichet rentre chez lui le soir, après une dure journée de labeur, il cède plus volontiers au sommeil qu'aux idées perverses. Tout le monde n'a pas les moyens, ni le temps de ses penchants sadiques ! Mais passons.


« Tender Flesh échappe un peu à la description, tombant parfois dans l'érotisme bon marché pour chaîné câblée pour mieux renaître comme une œuvre très Franco».

Pour quelques billets verts, Paula accepte de payer un peu de sa personne en embarquant sur un yatch de luxe. Et tant pis si il faut  danser la Lambada avec une garçonne vieillissante, son mari cinéaste amateur et accessoirement publiciste pour Canon ... Au bout du voyage, une île exotique, un diner presque parfait et des jeux érotiques qui suivant l'adage, Jeux de mains, jeux de vilains, vont mal tourner. On imaginait bien que nos deux paires de coquins avaient quelques idées derrière la tête, mais l'on imaginait pas qu'après avoir abusé de Paula, ces derniers avait prévu de la chasser comme une biche, de la cuisiner et de s'en délecter. Œuvre miroir dans laquelle on croit reconnaître le reflet de «La comtesse perverse», Tender Flesh échappe un peu à la description, tombant parfois dans l'érotisme bon marché pour chaîné câblée pour mieux renaître à la force de séquences (carrément) audacieuses ou de plans à l'esthétisme fou, comme une œuvre «Très Franco».



Une chose est certaine, nous tenons là un must have pour les adorateurs du maître, d'autant plus indispensable que cette édition s'accompagne d'un making off copieux et inédit tourné par Alain Petit, permettant de voir Franco à l’œuvre, de plonger dans l’ambiance du tournage et de se délecter d'anecdotes surgissant du passé. Le dernier grand film de Jess Franco claironne la jaquette, peut être pas, mais c'est le fan transi de Michelle Bauer qui parle. Si le très bel Artwork rouge coco qui habille cette édition vous fait de l’œil, on vous conseille donc de succomber à la tentation.

Un œil sur le disque :

Le master au format 1.66 n'est pas le point fort de cette édition. On se consolera en se disant qu'il s'agit sans doute du seul matériel à ce jour disponible. Faute d'exploitation française, seule la piste originale anglaise et un doublage espagnol sont proposés avec bien entendu un sous titrage français de qualité. Outre l'introduction d'Alain Petit qui a trouvé une place sur le premier disque, les suppléments sont concentrés sur la deuxième galette. Et ce second disque justifie à lui seul l'achat de ce double DVD. Voici la liste des suppléments :

- «  From Malaga with love ( Making of avec 3 pistes audio)
- « La bouché du Cardinal » ( Présentation du film par Alain Petit)
- « Working with Jess » (le maitre à l'oeuvre)
- «  La vie est une merde » ( anecdote et clip vidéo)
- « Psycho-Lettes » (Court métrage)»