Mad Mutilator/ Trepanator: Bandes originales et critique


Non ! On ne chôme pas du côté du label «The Omega Production Records». A peine le temps de se retourner, que le quatrième (et on espère pas le dernier) volume de la collection Horreur à la française atterrit sur nos platines CD affamées. Au programme, la bande originale de Mad Mutilator, Ogroff pour les intimes et cinéphiles éduqués, joliment complétée par celle de Trepanator. Deux métrages "ovniaques" et hautement bizarroïdes portant la griffe de N.G. Mount alias Norbert Moutier. Deux œuvrettes dont il n'est pas faux d'écrire qu'elles constituent avec quelques autres tentatives françaises plus ou moins fameuses, une sorte de pendant réalisationnel et cinématographique du fanzinat. Une histoire de folie donc, de passion, de liberté mais aussi de débrouille... 

"Deux œuvrettes dont il n'est pas faux d'écrire qu'elles constituent avec quelques autres tentatives françaises plus ou moins fameuses, une sorte de pendant réalisationnel et cinématographique du fanzinat."



Passé le choc de la première piste  et de son reggae électro analogique très inattendu (mais sans doute que les auteurs ne s'y attendait pas non plus), un thème tout droit venu des années VHS cueille l'auditeur et remplit l'imaginaire. Back to 80's ! On croirait entendre l’envoûtant générique d'un film de Fred Olen Ray mais qu'on se le dise « The Chase » (titre de la deuxième piste du CD) est un produit labelisé France et mérite par conséquent une écoute chauvine. De quoi convoquer en mémoire le meilleur de nos périples en vidéoclubs et les nuits passées devant la 5 «Grande époque». L'instant d'après on frappe aux porte de la musique concrète, car si la suite électronique d'Ogroff est une proposition analogique et synthétique, l'acousmatique n'est plus loin. Une pépite, il va sans dire !

"...on frappe aux porte de la musique concrète, car si la suite électronique d'Ogroff est une proposition analogique et synthétique, l'acousmatique n'est plus loin. "



Le reste du disque s'arc-boute sur la bande originale de Trepanator. Le métrage est nettement plus récent, époque et mode obligent, le jet passe à travers les mécanismes des séquenceurs Midi et des Trackers. A l'autre bout de la chaîne, passée par une quantification autoritaire, la mixture se veut plus carrée mais non moins folle. Le tout finit par se jeter des falaises en cédant aux sirènes du Rock Californien conclusif. Un petit tube pour générique rappelant à qui veut l'entendre que le cauchemar qui vient d'imprimer leur écran n'a pour seul objectif que de faire passer un bon moment. 

"... aussi indispensables que collector, les deux scores trouveront place chez tous les collectionneurs amoureux."



Rayon Art Work, The Omega Production Records continue sur l'excellente lancée de ses dernier livrets. Belles Illustrations et texte fort sympathique (en anglais) du non moins sympathique Alain Petit visiblement tout ému de se remémorer ses "années tronçonneuse". Géniaux ou branques, mais aussi indispensables que collector, les deux scores trouveront place chez tous les collectionneurs amoureux. Une chose est sure, le label de Lucas Giorgini ne nous délivre pas vraiment du mal et nous soumet à beaucoup de tentations...Des activités fort peu catholiques en sommes. Un passage par la case confession s'impose donc ! 


A commander sur le site du label en cliquant (doucement...bande de brutes) sur ce lien:
https://theomegaproductionsrecords.bandcamp.com/album/ogroff-mad-mutilator-trepanator-original-motion-picture-soundtracks



L'enfer des Zombies: Critique et test Bluray



Il s'agit sans discussion possible d'un des grands événements «Bis» et vidéoastiques de l'année 2018 . «L'enfer des zombies» également connu sous le titre coquin de «Zombi 2» est de retour en Bluray sur le territoire France. Non contente d'afficher une haute définition réjouissante, cette nouvelle édition affiche un excitant florilège de suppléments ainsi qu'une livre collector. De quoi rendre un digne hommage à cette historique et première plongée dans l'horreur «Made In Fulci» et se convaincre, s'il en était besoin, qu'en matière de retour gagnant «le cinéma zombie» se pose là! Ne dit-on pas que le bonheur est dans l'après ? 

"Des décennies durant, le cinéma italien va entretenir avec le cinéma américain, un dialogue de sourds. Répétant à sa façon et avec les moyens du bord, les formules dans le vent. Entre reformulation et appropriation culturelle, émerge un art de la copie, c'est bien le paradoxe, inimitable."

Plagiat, fausse suite ou faux préquel, relecture ou leçon d'opportunisme, on se demande parfois à travers quel prisme le phénomène «L'enfer des zombies» doit être observé. Un peu tous, serais-je tenter de répondre. Sans faire affront à la mémoire des uns et à la carrière des autres, le contexte de production de Zombi 2, est comme son titre original l'indique, définitivement lié au succès du Zombie de George A. Romero. Des décennies durant, le cinéma italien va entretenir avec le cinéma américain, un dialogue de sourds. Répétant à sa façon et avec les moyens du bord, les formules dans le vent. Entre reformulation et appropriation culturelle, émerge un art de la copie, c'est bien le paradoxe, inimitable. Au crépuscule des années 70, l’Amérique claudique, la grande botte boite. Le zombie est partout. 


"L'enfer des Zombies a le mérite de développer un discours qui lui est propre et qui avec beaucoup de malice pourrait expliquer ou du moins précéder l'invasion de Romero."

Si le cinéma transalpin s'est parfois rendu coupable de copies à la radicalité flamboyante, L'enfer des Zombies a le mérite de développer un discours qui lui est propre et qui avec beaucoup de malice pourrait expliquer ou du moins précéder l'invasion de Romero. MST exotique ? Tourista post mortem ou retour au source et aux entrailles de la thématique zombie, comprendre au Voodoo ? On en sait rien mais on vous dira tout ! La bande originale misant sur des tam tams annonciateurs semble avoir choisie son camp. «Je n'en peux de ces tam tams de merde» s'exclame une nymphe à l'écran, «pas mieux» répond ma femme à l'autre bout du salon, en train de danser la lambada autour de la table repasser. 


"Zombi 2 délivre quelques scènes poético morbides d'autant plus marquantes que le cinéaste prend le temps d'épuiser chaque situation, chaque décors avant de passer au plan suivant. "
 
Évidemment, la proposition est un peu forcée. Si l'on veut bien mettre de côté quelques scènes New Yorkaises tournées sous le manteau, Zombi 2 mise surtout sur le film d'aventure exotique. Enfin plus sur l'exotisme que sur l'aventure car le cinéphile constatera volontiers que le tour de l'île est vite fait. Des personnages abandonnée à de savoureux stéréotypes et un script qui tourne à l'excursion touristique, certes ponctuée d’électro-chocs gores devenus mythiques. Mais quand même ! Un détail qui n'a sans doute pas échappé à Lucio Fulci. Le réalisateur qui serait monté par le bateau plus par nécessité que par goût, se voit contraint de sortir les rames dans l'espoir un peu fou d'étirer le propos jusqu'à un runtime acceptable. L'enfer des zombies avance donc au rythme de ses véritables héros : une (petite) armée de morts vivants à l'aspect très «saucisson sec».


" Zombi 2 nous est présenté dans un master 2K restauré très bandant, évidemment respectueux du scope d'origine et en version intégrale non censurée s'il vous plaît....Artus Films a placé la barre haute"

 Et contre toute attente, la manœuvre tourne au coup de génie. Plus Fulci s'attarde plus son film prend des airs de rêve ou de cauchemar éveillé. Il faut bien l'écrire, Zombi 2 délivre quelques scènes poético morbides d'autant plus marquantes que le cinéaste prend le temps d'épuiser chaque situation, chaque décors avant de passer au plan suivant. Alors évidemment, il faudra vous mettre tout sous-discours ou critique sociétale sur l'oreille, « l'enfer des zombies » se déguste à sec et par devant comme bien des perles bisseuses de l'époque.





Un œil sur l'édition :

« Zombi 2 » nous est présenté dans un master 2K restauré très bandant, évidemment respectueux du scope d'origine et en version intégrale non censurée s'il vous plaît. Côté pistes audio, du français et de l'italien avec des sous titres dans la langue de Jean-Pierre Penraut. Dans la cale du bonus en pagaille avec une présentation du film par Lionel Grenier, un entretien avec Alain Petit qui revient sur la diffusion du film sur Canal Plus, un entretien avec Maurizio Trani et un entretien épique avec un Dardano Saccheti sans filtre. ( Highly recommended comme on dit chez nos cousins d'amérique!). Ajoutez à l'addition des films annonces un bouquin de 80 pages richement illustré. Pour le dire autrement, Artus Films a placé la barre haute ...très haute ! 



Lien direct site éditeur: https://www.artusfilms.com/lucio-fulci/precommande-l-enfer-des-zombies-livrebluraydvd-253

Devil Story, la bande originale: Critique et test CD



La collection «Horreur à la française» revient taper aux portes de nos tympans avec un troisième volume particulièrement...curieux. Après les partitions du «Lac des morts vivants» et de «La revanche des mortes vivantes», c'est au tour de celle de «Devil Story» ou «Il était une fois le diable» des résonner dans nos casques et nos salons, convoquant en mémoire quelques souvenirs cinéphiles doux ou fiévreux. On avait presque oublié que le film de Bernard Launois, involontairement expérimental et grandiose par accident, enveloppait ses hypnotiques images dans un linceul synthétique des plus bizarroïdes.

"On avait presque oublié que le film de Bernard Launois, involontairement expérimental et grandiose par accident, enveloppait ses hypnotiques images dans un linceul synthétique bizarroïde."

 

Une bande originale à la froideur très synthèse FM,  trempant ses phrases tortueuses dans la reverb. Toute rondeur semble ici proscrite, à l'image de basse aussi slappées qu’artificielles martelant les arrières plans avec insistance. Au diable le chorus ! Tout accroche et rippe, à la limite de l’hésitation l’arythmie et de la dissonance. Comme si les deux compositeurs, Paul Piot et Michel Roy, avaient décidé de souligner le dysfonctionnel du film de Bernard Launois, par une proposition qui l'est tout autant. On pourrait également voir ou plutôt écouter l’œuvrette comme le pendant musical d'un cinéma fait avec les moyens du bord, devant se satisfaire d’ersatz de timbres et d'imitations grossières d'instruments mais sans doute jugées à l'époque saisissantes.

 
"Violon grinçant, orgues cauchemardesques, toutes les cordes (et tous les cuivres) du genre sont tirés jusqu'à ce que la boite à rythme se mette en branle et que le spectre de Big John apparaisse..."

 
Violon grinçant, orgues cauchemardesques, toutes les cordes (et tous les cuivres) du genre sont tirés jusqu'à ce que la boite à rythme se mette en branle et que le spectre de Big John apparaisse, modernisant quelque peu le score. Ces 51 minutes définitivement bizarroïdes ont l'arrière goût d'un voyage dans le temps et risquent probablement de déconcerter ceux qui n'ont pas l'oreille bisseuse et l'âme Old School. Avis donc à la population, il s'agit d'une galette pour initiés. The Omega Production Record, le label indépendant de Lucas Giorgini, accompagne la chose d'un livret des plus sympathiques reprenant des photos de tournage et un texte de Rurik Sallé en anglais. Que vous soyez un collectionneur sincère ou le plus vil des spéculateur, l'acquisition de cette «Original Motion Picture Soundtrack» apparaît nécessaire, au sens philosophique du terme. On vous laissera le soin d'expliquer ce genre de fatalité à votre chère et tendre ou à votre banquière... 



Happy Birthdead: Critique et test Bluray



Mille fois annoncé à terre, plié au desiderata des commissions de classifications, rongé par le démon de l'imagerie numérique, hanté par ses propres classiques au point de réduire son propos à la redite souvent inepte, le cinéma horrifique américain bande encore! Après avoir invité un demi million de spectateurs français dans les salles obscures et engrangé quelques 117 millions de dollars de recettes à l'international, Happy Birthdead nous revient en DVD et Bluray le 20 mars 2018 (Universal). Un succès sans fin? L'Ecranbis.com déballe sa réponse en chronique...
"Mille fois annoncé à terre, plié au desiderata des commissions de classification,... le cinéma horrifique américain bande encore!"

Fils de Michael Landon (La petite maison dans la praire, Les routes du paradis) , Christopher B. Landon s'est d'abord fait connaître pour ses talents de scénariste. Au crépuscule des années 90, sa carrière est pour ainsi dire lancée par le script d'Another Day in Paradise. James Wood et Melanie Griffith caracolent sur les écrans, le film remporte le Grand Prix du Festival du film policier de Cognac. Mais on dit que le jeune homme peine à trouver sa place dans un Hollywood qu'il qualifiera volontiers d'homophobe. Il finit même par mettre sa prometteuse carrière en suspens et migrer au Texas plusieurs année durant... avant de revenir sur le devant la scène. En 2007, Landon est en effet remis en scelle par un conte lycanthropique (Le goût du sang) mais surtout par un thriller banlieusard particulièrement réussi et efficace( Paranoïak avec Shia LaBeouf ). Il n'en fallait pas plus pour que le cinéma de genre et plus spécifiquement Blumhouse Productions lui ouvre les bras.  
"Un drame adolescent prenant pour décors  l'American way of learn, l'université, son décorum et ses stéréotypes. Un air de déjà vu en quelque sorte, et ce n'est pas l’héroïne qui vous dira le contraire... "



Le jeune auteur n'est pas le seul à avoir de la suite des idées, Jason Blum lui confie les scénarios de Paranormal activity 2, 3 puis 4 avant de lui proposer la réalisation de Paranormal Activity: The Marked Ones. Depuis Landon a brillé par la co réalisation du fendart Manuel de survie à l'apocalypse zombie ou encore le script de Viral. Autant de dire que personne ne sera surpris de le retrouver aux commandes d'un film horreur, produit par Blumhouse qui plus est. Non la surprise est toute simplement ailleurs. Pour une fois, Christopher Landon a raccrocher la plume et se contente de mettre scène le scénario d'un autre. Un auteur venu tout droit de la galaxie Marvel : Scott Lobdell. Au programme, une jeune et nécessairement belle étudiant prisonnière d'une boucle temporelle, revivant sans cesse le dernier jour de sa vie jusqu' à trouver le moyen d'échapper à la mort. Un carrefour improbable entre Un jour sans fin, Scream et peut être Destination finale... Un drame adolescent prenant pour décors  l'« American way of learn », l'université, son décorum et ses stéréotypes. Un air de déjà vu en quelque sorte, et ce n'est pas l’héroïne qui vous dira le contraire...

 
"Empruntant autant à la teen com, qu'au feel good movie qu'au néo slasher, Happy Birthdead est à l'image de son titre un mélange contre nature mais bizarrement fonctionnel. "



Dans Happy Birthdead, l'heure est donc à la célébration d'un genre et d'une formule mais pas seulement. Le fond rejoint-il la forme ? Peut-on parler de mise en abyme ? Il est difficile de ne pas voir ce catalogue référentiel et révérenciel, la nature même d'un cinéma traversant sans cesse le même boulevard situationnel, revivant les mêmes cauchemars à chaque tour de bobine, mourant pour renaître chaque 90 minutes. Empruntant autant à la teen com, qu'au feel good movie qu'au néo slasher, Happy Birthdead est à l'image de son titre un mélange contre nature mais bizarrement fonctionnel. D'autant plus fonctionnel qu'en dépit d'un budget ostensiblement limité, Landon livre une réalisation aux accents très nineties, transformant ainsi son essai en célébration ou hommage jubilatoire. Une chose est sure, ceux qui ont passé leur jeunesse accrochés aux baskets de Sydney Prescott (La saga Scream), ou au crochet d'un Boogeyman en ciré jaune ( I Know What You Did Last Summer) risquent de tomber dans le panneau.

"Happy Birthdead a l'étoffe d'un petit film potentiellement culte dont on discutera encore la mécanique hybride dans 20 ans. Pour le moment présent, il est surtout un signe de l'excellente santé du cinéma d'horreur yankee"



A classer illico presto dans la catégorie «Bonne pioche», Happy Birthdead a l'étoffe d'un petit film potentiellement culte dont on discutera encore la mécanique hybride dans 20 ans. Pour le moment présent, il est surtout un signe de l'excellente santé du cinéma d'horreur yankee, et peut être même du cinéma américain tout court. Entre deux blockbusters numérico-chiants, l'oncle Sam nous fait encore la nique. Et on aime plutôt ça !



Un œil sur le disque:

Un master haute définition d'excellente qualité et respectueux du format Scope 2:40, une flopée de pistes audio dont des pistes anglaises et françaises encodées en DTS 5.1 et des sous titres français mais également anglais ( en plus d'autres langues). Une édition techniquement haute de gamme donc avec quelques suppléments dignes d’intérêt.  Une fin alternative, des scènes coupées et des courts bonus façon featurette. Très recommandable :!

Magnum saison 1 : Critique et test Bluray




Depuis qu'Elephant Films explore les fonds de catalogue de l'Universal, les télévores ne savent plus où de donner la tête et de la carte bleue. Déjà intégralement (et depuis des lustres) disponible en DVD sur notre territoire, les cultissimes aventures de Thomas Magnum reviennent squatter nos dalles en haute définition. L'occasion était trop belle pour ne pas embarquer pour Hawaï ou mettre le cap sur nos souvenirs d'enfance. La chose devrait être disponible le 21 mars prochain dans toutes les boutiques dignes de ce nom (et en ligne) pour la modique somme de 39€99 (Dix huit épisodes embarqués sur pas moins de quatre Bluray, un livret de 24 pages présentant la série et la première partie d'un interview de Donald Bellisario). Bien décidé à coller à cette réjouissante actualité, Ecranbis.com revient sur l'une des plus attachantes séries télé des années 80.

« Chemise hawaïenne, moustache et Ferrari! Dans les starting blocks des années 80, le personnage de Thomas Magnum impose la cool attitude au récit policier, caressant l'imagerie du détective privé à rebrousse poil et renvoyant le combo imperméable/calepin dans la buanderie de l'imaginaire. »



Chemise hawaïenne, moustache et Ferrari! Dans les starting blocks des années 80, le personnage de Thomas Magnum impose la cool attitude au récit policier, caressant l'imagerie du détective privé à rebrousse poil et renvoyant le combo imperméable/calepin dans la buanderie de l'imaginaire. Oublié également les coupe gorges et les rues malfamées des jungles de bétons. Aux éclairages publics, Magnum P.I. (Titre original américain de la série) préfère le soleil d'un archipel perdu dans l'océan pacifique, aux commissariats délabrés une villa de luxe... On en oublierai presque que le personnage est un de ces baby killers enfantés par dame Amérique, un de ces vétérans de la guerre du Vietnam, vivant d'enquêtes sous les palmiers. Un reconversion heureuse en quelque sorte. A ses côtés, un certain Higgins, colocataire forcé, majordome pédant et hautain aux services du véritable maître des lieux: Robin Masters. Un écrivain à succès et un absent de talent.

« Le propos se partage ... entre enquête relativement classique et éléments de comédie conséquents à la relation conflictuelle entre Magnum et Higgins...Deux personnages que tout oppose. »



Le décors est planté en décembre 1980, à quelques jours de Noël, CBS programme Magnum P.I. Il s'agit du début d'une longue aventure télévisuelle de 8 ans et de 8 saisons qui ne mettra qu'une année pour traverser l'atlantique. Un an et 2 jours après son lancement sur le territoire américain, l'homme à ma moustache fait une première apparition sur Antenne 2 avant de faire, au fil des ans, un tour complet du paysage audiovisuel français, sautant de chaîne en chaîne au gré des rediffusions . En 162 épisodes, le personnage de Magnum est entré dans la culture pop, entraînant avec lui son interprète, Tom Selleck. Deux hommes se cachent derrière cet incroyable succès. Le premier est Glen A. Larson, un ex chanteur et disque d'or, devenu scénariste puis producteur vedette de série. Une filmographie à peine croyable, jalonnée de succès populaires ( Galactica, Buck Rogers, L'homme qui tombe à pic, K2000, Manimal).

« En 162 épisodes, le personnage de Magnum est entré dans la culture pop, entraînant avec lui son interprète, Tom Selleck. »



Alors que le tournage Hawaï police d'état prend fin et que l'Universal tient à conserver une série sur l'archipel, Larson écrit une première version de «Magnum P.I.». Thomas Magnum y est initialement présenté comme un sous agent 007, grand amateur de gagdets. Tom Selleck, alors sous contrat avec l'Universal est désigné vedette mais l'acteur ne goûte que très peu à la proposition de Larson. C'est d'ailleurs sous sa recommandation que Donald Bellisario va écrire un nouveau pilote (Les têtes brûlées, Galactica, Supercopter, Code Quantum, NCIS: Enquêtes Spéciales). L'auteur qui en train de développer une série se déroulant à Beverly Hills décide de tout simplement transposer sa création à Hawaï. La formule est trouvée. L'exotisme et les paysages paradisiaques transpirent des arrières plans. Le propos se partage lui entre enquête relativement classique et éléments de comédie conséquents à la relation conflictuelle entre Magnum et Higgins...Deux personnages que tout oppose. Ajoutez quelques personnages secondaires, quelques accessoires clinquants, voiture de sport  et villa de luxe, hélicoptère et un thème musical devenu classique... La recette Magnum tient pratiquement du coup de génie.



Série classique des années 80 s'il en est, Magnum aurait-il prit un coup de vieux ? Et bien non, car si le programme a bel et bien les pieds plantés son époque, sa force comique (renforcée par l’interprétation de Francis Lax dans la version française) et sa qualité d'écriture sont restés intactes. Difficile de savoir si les jeunes loups sauront savourer ce met télévisuel comme il se doit mais pour les kidz qui ont eu la bonne idée de naître dans les seventies, renouer avec l'univers de la série est un véritable bonheur.

Un œil sur les disques :

Cette première saison nous parvient soigneusement repartie sur quatre disques bluray. Le dernier contient en plus la première partie d'un interview de
Donald Bellisario. (15 minutes). On peut supposer que d'autre partie de ce même entretien trouveront une place sur les éditions des saisons suivantes. Bonne nouvelle . Le master HD 4/3 apparaît définitivement convaincant. La série n'avait jamais été visible dans d'aussi bonne conditions et le prix du coffret apparaît définitivement honnête.

Format: 1.33 d'origine
Langues: Anglais (DTS-HD 2.0), Français (DTS-HD 2.0)
Sous-titres: Français


Liste des épisodes de la saison 1:

01 - Surtout pas de neige à Hawaïi (1/2) (Don't Eat the Snow in Hawaii (1))
02 - Surtout pas de neige à Hawaïi (2/2) (Don't Eat the Snow in Hawaii (2))
03 - La poupée chinoise (China Doll)
04 - Les petites pestes (Thank Heaven for Little Girls, and Big Ones Too)
05 - Pas besoin de savoir (No Need to Know)
06 - Dans la peau (Skin Deep)
07 - Plus jamais ça (Never Again, Never Again)
08 - Une vie de chien (The Ugliest Dog in Hawaii)
09 - Disparu au combat (Missing in Action)
10 - On oublie jamais (Lest We Forget)
11 - La malédiction du roi (The Curse of the King Kamehameha Club)
12 - Dette de vie dette d'honneur (Thicker than Blood)
13 - Floyd (All Roads Lead to Floyd)
14 - Adélaïde (Adelaide)
15 - Pièges (Don't Say Goodbye)
16 - L'Orchidée noire (The Black Orchid)
17 - Le marathon (J. "Digger" Doyle)
18 - La fouineuse (Beauty Knows No Pain)