Bébé Vampire : Critique et test DVD



Tout désireux de butiner son amoureuse à l'arrière de la voiture, Paul cherche au cœur de la nuit, à se mettre l’abri des regards indiscrets. «Ça tombe bien, v'la un cimetière» pense-t-il avant de couper le contact et d’entraîner sa blonde incendiaire entre les sépultures. Suivant l'adage, il faut passer par l'anneau avant de passer par l'anus, le jeune loup fait le coup de la demande en mariage, Leslie fait semblant d'y croire...Au même moment à quelques chrysanthèmes de là, une dépouille prend vie, hume l'air embrumé et déclare «Humm , je suis formel ça sent la fesse !».

Le défunt se précipite au carreau de la voiture, main au calbute, à la manière des voyeurs décrépis hantant les parkings du Glamour, fort célèbre club libertin du Cap d'Adge. Allez-y de ma part, mais ne tapez pas trop fort, je me souviens que les videurs ont du répondant. Où en étais-je... ? Victime du vampire et de la mode du pull à carreaux, Paul meurt deux fois en quelque sorte, tandis que Leslie est entraînée sous terre par l'agresseur.


"Dans ce Bébé vampire, également connu sous le titre Les enfants de Frankenstein (car l'alcoolisme est un véritable fléau dans la distribution d’œuvres cinématographiques) , il y a à boire et à sucer. "

Le lendemain, nous retrouvons la petiote à l’hôpital , blanche comme un comédon. Le médecin lui fait tirer la langue et prend un air inquiet. «Mademoiselle, vous êtes enceinte !» Mais ne tarde pas à compléter son diagnostic. «Ce n'est pas un enfant, c'est un socialiste, pardon un parasite». Mais rien n'y fait, Leslie fait la tête de mule et s'en va accoucher à l'ancienne. Une certaine Elga fait office de sage femme et parvient à extraire le rejeton de la pauvrette apeurée. Le nouveau né pleure, Elga lui envoi trois torgnoles pour qu'il continue puis s'exclame : «c'est un garçon, il les cheveux courts!». Les deux femmes conviennent que l'enfant n'a pas bonne mine mais décident de passer outre ce point de détail. Plus inquiétant, le bébé refuse le sein, serait-il inverti ? Merde, qu'est ce que j'ai foutu de mon manuel de l'ABCD de l'égalité , quelqu'un aurait-il le numéro de portable de Najat ? Stupeur, le nouvel enfant n'a de goût que pour le sang et sa mère à l'image de millions de parents se voit contrainte de se saigner.


 "ce Dracula modernisé a le mérite de mettre son vampire face à l'épineux problème de la paternité"

35 ans plus tard, ,n'ayant plus une goutte à offrir, Leslie passe l'arme à gauche et le petit James, (William Smith) décidé à la venger, décide de pourchasser sa chauve souris de père. Son périple le mène à s’inscrire aux cours du soir, où un mystérieux professeur Lockwood ( Qui ressemble à la fois à Gilbert Becaud et à Gérard Rinaldi, c'est qui est vous en conviendrez un petit exploit ) enseigne les sciences occultes. James a fait le rapprochement entre Lockwood et un certain Caleb Croft qu'il soupçonne d'être son odieux géniteur. Deux couillonnes d'étudiantes vont se mettre au milieu de ce règlement de compte...qui filera tout droit dans un vieux manoir à la décoration artisto lugubre. Bon comment dire ? Dans ce «Bébé vampire », également connu sous le titre Les enfants de Frankenstein (car l'alcoolisme est un véritable fléau dans la distribution d'oeuvres cinématographiques) , il y a à boire et à sucer.



"Bébé Vampire devra être classer dans le tiroir aux séries B (très) incohérentes mais (très) sympathiques."


 Économique d'un bout à l'autre et torché avec un empressement visible, ce Dracula modernisé a le mérite de mettre son vampire face à l'épineux problème de la paternité. Le brave James, beau taiseux taillé comme un armoire affronte lui une résolution tardive du complexe d'Oedipe et une poussée tout aussi retardataire des ratounes avant. Le métrage de John Hayes ne peut guère que compter sur ses qualités narratives et devra être classer dans le tiroir aux séries B (très) incohérentes mais (très) sympathiques.


Un œil sur le disque : 

Pas de grosses surprises du côté du disque édité par Artus Films. Le film est présenté dans son Academic Flat d'origine et dans un master 16/9 accompagné de piste française et anglais sous titrée. La copie a le mérite d'exister et le doublage français est parfois en roue libre mais peu importe. Dans les suppléments, Eric Peretti a bien fait ses devoirs. Vous saurez tout de l'enfance malheureuse du réalisateur et la genèse de « Bébé Vampire »

La trilogie ninja: Critique et test DVD



Dans la série «par où êtes-vous entré, on ne vous a pas vu sortir», ESC Editions livre aux amateurs de curiosités notoires  un coffret que l'on n'osait même pas espérer. Le cinéma «Ninja» couramment appelé «Ninjasploitation», appellation savante incontrôlable, est en effet tombé en désuétude. Le genre n'avait pour ainsi dire trouver que quelques éditions DVD à son pied. Des disques bon marché parfois même un peu louches, vendus au poids dans les supermarchés de province.Puis il y a déjàplusieurs années, Artus film en collaboration avec le site Nanarland avait déjà balisé le terrain, exhumant quelques truculentes «Ninjateries» low cost et depuis rien ! Autant dire que la probabilité de voir arriver L'implacable Ninja, Ultime Violence et Ninja III, the domination dans édition haute définition et dignes de ce nom approchait le zéro pointé. Ecranbis.com a pu se dégotter l'objet du délit un peu avant sa sortie et revient vous parler du pays...

Que les jeunes loups en prennent de la graine, le Ninja avant de devenir un élément clef de la culture nanar a connu dans les années 80 son heure de gloire. La guerrier en combinaison noir et sa science du combat ont fait le bonheur d'une génération. A tel point que M6, alors encore une petite chaîne qui monte, consacra durant des mois une soirée aux arts martiaux. Chaque jeudi soir, c'était à deux films de ninjas sinon rien. Le phénomène poussa évidement à quelques pratiques mercantiles un peu honteuses. Dit autrement certains producteurs peu scrupuleux se mirent même à caviarder des œuvrettes plus ou moins kung futeuses d'apparitions furtives mais toujours réjouissantes de mystérieux hommes en noir dans le but de revendiquer leur appartenance au genre. Cette hype, nous ne la devons pas complètement mais quand même un peu à la Cannon. Firme fameuse pour avoir osé prendre Hollywood à rebrousse poil et dont on retient autant la production joyeuse que le tempérament ….comment dire.... particulier d'un Menahen Golan.


"Que les jeunes loups en prennent de la graine, le Ninja avant de devenir un élément clef de la culture nanar a connu dans les années 80 son heure de gloire."


Le voyage commence avec l’Implacable ninja, réalisé par Golan lui même et dans lequel le pauvre Franco Nero se trouve arraché au cinéma d'exploitation italien, plus spécifiquement au Western européen et  tente de faire illusion sans vraiment y parvenir. Son interprétation du ninja restera dans le cœur des amoureux du «WTF». Le beau moustachu italien, entré dans la légende avec le Django de Corbucci se retrouve doublé dans la version américaine, remplacé par un cascadeur pour les scènes physiques. Un véritable Plastic Bertrand de la pellicule ! La mise en scène est à la hauteur du désastre. Tant et si bien que « L'implacable Ninja », beau succès commercial à l'époque, se regarde désormais comme une comédie involontaire. Mais peu importe, plus c'est cul plus c'est culte et cette entrée en la matière un goût de reviens y !


" L'implacable Ninja, beausuccès commercial à l'époque, se regarde désormais comme une comédie involontaire."



Justement, deux ans après le massacre, la Cannon retente sa chance avec un Ninja II qui deviendra en France Ultime Violence et qui n'est donc pas à confondre avec le film de Sergio Grieco. 400 ans d’expérience dans l'art de tuer, il se déchaîne en Amérique claironne les affiches d'exploitation. Les spectateurs tout émoustillés se pressent dans les salles. Cette fois, Golan lâche l'affaire à Sam Firstenberg, israélo-américain d'origine polonaise et futur géniteur de la série éblouissante des Americain Ninja à travers laquelle Michael Dudikoff accède très momentanément au statut de star Hollywoodienne. L'acteur japonais Sho Kosugi rempile mais rejoins la camps de la vertu et du bien. Toute désireuse de produire un spectacle familiale, ce qui à la vue de la violence du propos semble bien déraisonnable, la Cannon lui refile un gosse entre les pattes. Même si ce deuxième «Ninja» embrasse un facture plus américaine et moins nécessiteuse, elle n'en reste pas moins un moment d’égarement cinématographique médusant et dont la ringardise, devient par ses excès, une qualité.


"...un moment d’égarement cinématographique médusant et dont la ringardise, devient par ses excès, une qualité."



PlusFoutraque mais finalement plus fréquentable, Ninja III The domination a le mérite de jouer deux nouvelles cartes. Celle de la femme forte et celle du fantastique avec un discours abracadabrantesque au possible qui trouve dans sa mise en œuvre une sorte d'élan , un souffle. Une petite et athlétique brunette que l'on croirait tout droit sortie de Flashdance ou d'un cours d'aerobic, s'y retrouve possédée par l’esprit d'un ninja. Il faut, j'en conviens, digérer le concept. Au début c'est un peu dur  mais par la magie du 7e art, Sam Firstenberg parvient a tenir le cap. Autrement dit, ça le fait grave !  Notre Ninjate, un nettement plus émoustillante que Mémére Rothrock ( Ouh là , je vais pas me faire des amis sur ce coup là) n'y est sans doute pas pour rien !

" une petite et athlétique brunette que l'on croirait sortie de Flashdance, se retrouve possédée par l’esprit d'un ninja ! "



Un œil sur les disques :

Difficile de vous parler de l'art work et du livret signé Marc Toullec qui accompagne le coffret car nous n'avons eu que des disques de tests dans les mimines. Mais on fera mauvaise fortune bon coeur...  Sachez  que les 3 films vous sont presentés aux formats d'origine (du 1.33 pour le premier et du Flat saillant pour les deux autres) avec des pistes Dolby Digitale Stéréo anglaises et françaises pour avoir les somptueux bruitages plein les oreilles, ainsi que des sous titres français pour ceux qui ne comprennent pas les bruitages en anglais. Au rayon des bonus, 3 petits courts métrages parodiques (c'est rigolo mais dispensable) et des présentations dynamique des films. 29€99 pour l'édition DVD, 39€99 pour les Bluray ! 

 

Drive-in et Grindhouse cinéma 1950's 1960's de Régis Dubois : Chronique




Plume vagabonde, spécialiste du cinéma noir américain, Régis Dubois s'était déjà illustré par une poignée d'ouvrages remarquables et remarqués dont un «Dictionnaire du cinéma afro-américain» ou plu récemment «Une histoire politique du cinéma». L'auteur revient cette année avec deux ouvrages: Le cinéma noir américain des années Obama aux éditions Lettmotif mais également Drive-in et Grindhouse cinéma 1950's 1960's (Edition Imho et distribution Harmonia Mundi).

"...un pavé de quelques 226 pages parcourant deux décennies d'un autre Hollywood à la qualité transgressive éclatante."

Un titre à rallonge et un pavé de quelques 226 pages parcourant deux décennies d'un autre Hollywood, évidement nécessiteux mais comblant sa pingrerie par une qualité transgressive éclatante. Les as du Poverty Row ont eu quelques années le champs libre ou plus exactement le culot de prendre pied au plancher la voie d’arrêt d'urgence, laissant l'industrie cinématographique d'alors, sur le carreau. Drive-In & Grindhouse Cinéma 1950's-1960's, après une mise au point méthodologique et une petite leçon d'histoire, trace un itinéraire éventuel pour la traversé du genre (quoique le mot n'est pratiquement pas de sens), en 101 étapes et 101 films, abordés de manière chronologique. Bien sûr, le choix de métrages semblera arbitraire. Comment pourrait-il en être autrement ? Les incontournables sont de sorties : Plan 9 From Outer Space, L'invasion vient de Mars, La petit boutique des horreurs, Le Blob, Vixen mais ils côtoient quelques perles moins connues du grand public , comme Glen ou Glenda, un Ed Wood rarement cité et disponible en DVD en France grâce aux efforts d'un Olivier Bach.


"...à la manière d'un guide sur lequel on peut revenir avec gourmandise, les soirs de disettes télévisuelles, comme un dictionnaire du possible"

Le jet de Régis Dubois se parcoure au choix d'un trait ou à la manière d'un guide sur lequel on peut revenir avec gourmandise, les soirs de disettes télévisuelles, comme un dictionnaire du possible en quelque sorte. Drive-In & Grindhouse Cinéma 1950's-1960's apparaît donc comme un ouvrage de vulgarisation de référence d'autant plus que le style de l'auteur ne souffre d'aucune lourdeur . Peut être plus intéressante pour les cinéphiles affûtés et les «déjà convaincus» , pour ne par écrire les «déjà clients», la dernière partie du livre offre quelques entretiens pertinents. L'acteur Arch Hall Jr et les cinéastes Herschell Gordon Lewis, TEd V.Mikels et Joe Dante répondent aux questions de Régis Dubois. Chacun y trouvera par conséquent de quoi nourrir la plante carnivore qu'est la cinéphilie. Notons au passage que ce petit pavé est proposé au prix accessible de 18€. Recommandable !


Viral: Critique et test DVD





Disponible en DVD et Bluray depuis l'été dernier aux États Unis, Le Viral d'Henry Joost et Ariel Schulman traverse enfin l'atlantique. Wild Side Vidéo en proposera dès le 1er mars prochain, des édition DVD, Bluray. Ecranbis.com a pu enfourner cette galette attendue dans son lecteur avec un peu d'avance et revient au rapport.

La vie d'Emma et Stacey est rythmée par les aller retour entre un lotissement planté dans le désert californien et le lycée de la ville d'à côté. Alors que les chaînes d'info s'égosillent sur un inquiétant risque pandémique, les deux sœurs vont se retrouver seules et piégées chez elles dans une zone de quarantaine sécurisée par l'armée américaine. 

"Une aliénation contagieuse qui convoque aussitôt en mémoire le roman The Body Snatcher  de Jack Finney mais aussi The Night of the living dead de Romero."
 
Dans Viral, l'humanité fait face à une épidémie d'un genre ancien. Des parasites prenant le contrôle de leurs hôtes. Un grand remplacement débuté dans le cocon familiale ou les cours d'écoles. Une aliénation contagieuse qui convoque aussitôt en mémoire le roman «
The Body Snatchers” (L'Invasion des profanateurs” de Jack Finney mais aussi “The Night of the living dead” de Romero, ses suites et ersatz. Non content de chopper le virus, de perdre la raison et de se transformer en fous sanguinaires, les pauvres malades semblent connectés les uns aux autres, poursuivant un plan ostensiblement réfléchi mais sur lequel Henry Hoost et Ariel Schulman ont décidé de ne pas trop appesantir. Comme si le plus important était moins le dessin finalement caressé que la manière de. A moins qu'il ne s'agisse surtout de disséquer la réponse du genre humain. État d'urgence, loi martiale en bandoulière, militaires à cran et au bout du tunnel, un certain sens du sacrifice. 


"Dans Viral, en somme, le cinéma d'horreur américain révise ses fondamentaux, son livre de recettes et ses formules magiques." 

Dans Viral, en somme, le cinéma d'horreur américain révise ses fondamentaux, son livre de recettes et ses formules magiques. Au point de tremper son script dans une certaine facilité, d'accrocher les wagons aux baskets d’adolescentes, deux frangines découvrant simultanément la séparation de leur parents, les premières flirts et un monde en déconfiture. Toute une vie contenue en quelques heures de quarantaine, dans le bocal d'une zone pavillonnaire étrangement perdue dans le vide californien. Aussi novateur que le programme de François Fillon, le jet de Joost et Schulman avait tout pour faire mal aux yeux. Surprise, les deux cinéastes livrent un devoir, certes un peu scolaire mais enthousiasmant., superbement cadré et photographié, écrit avec justesse.Un film de forme, diront certains. La preuve que quelques 60 ans après sa prime publication, le roman de Finney n'a pratiquement pas perdu de sa substance et de sa force, diront les autres.


"le jet de Joost et Schulman avait tout pour faire mal aux yeux. Surprise, les deux cinéastes livrent un devoir, certes un peu scolaire mais enthousiasmant"
 
Une chose est sûre, ceux qui n'avaient vu dans “Paranormal Activity 3” puis 4 que des séquelles boursouflées et creuses vont devoir revoir leur argumentaire, en un an et deux films, le tandem de jeunes cinéastes a indiscutablement marqué des points et il faudra désormais compter avec eux !

Un œil sur le disque :

Wild Side Vidéo livre un disque impeccable au master 16/9 scopé (Ratio 2.4) superbe. Le film est proposé en version originale sous titrée et en version française (doublage de bonne qualité) le tout en Dolby Digital 5.1. Seule faute de goût une section bonus anémique avec une simple bande annonce.   


Histoires fantastiques : Saison 2



Si la prime saison d'Amazing Stories ( Histoires fantastiques) avait eu l'honneur de deux éditions DVD françaises (Chez Universal puis chez « MEP - Mes éditions préférées» ), la seconde saison n'avait, elle, pas encore trouvé le chemin de nos platines. Miracle ! Le 22 février 2017, Elephant Films en proposera un coffret intégral massif, regroupant les 45 épisodes des deux saisons sur 8 disques. Ecranbis.com saute sur l'occasion pour compléter un dossier ouvert il y a maintenant de longs mois. Pour tout savoir sur le genèse de la série et sur la saison 1, on vous recommande chaudement de cliquer ici. Pour la seconde saison, ne touchez rien vous êtes sur la bonne page. Suivez le guide !

La Bague (The Wedding Ring)
Lois, serveuse dans un restaurant miteux et Herbert, employé d'un musée de cire s’apprêtent à fêter leur anniversaire de mariage. Sans un dollar en poche et en panne d'idée, Herbert décide de dérober une bague au musée sans savoir que sa propriétaire n'est autre que la Veuve noire. Lorsqu'il passe l'anneau au doigt de Lois, la serveuse timide et sans histoires se transforme en véritable femme fatale... Un premier épisode caustique et réjouissant réalisé par Dany DeVito sur une idée originale de Steven Spielberg, avec Dany DeVito mais également Rhea Perlman sa compagne à la ville.

La Formule magique (Miscalculation)
Phil, étudiant nerd tente de percer les secrets de la séduction lorsqu'il découvre en cours de chimie que le mélange de deux substances inconnues donne vie aux personnages de magazine. Il s'enferme dans sa chambre universitaire espérant une fin d'après midi torride en compagnie de la playmate du mois, mais ses premières tentatives de dosage s'avèrent catastrophiques. Ce segment louchant un peu sur le «Weird Science » de Hugues et s'offrant un clin d'oeil amusé à « La femme de 50 pieds »fut écrit par Michael McDowell, le scénariste de Beetlejuice. Tom Holland (Vampires...Vous avez dit vampire) fut appelé à la réalisation. Le rôle principal est lui offert à un John Cryer( Mon oncle Charlie) alors âgé d'une vingtaine d'années. A ne pas louper !

Samedi magique (Magic Saturday)
Marky, Un petit garçon, voyant son grand père malade, lui propose d'utiliser une relique et un formule magique pour échanger leurs corps.Mais alors que le vieillard fait des prouesses sur les terrains de baseball, Marky, affronte dans le corps de son grand père un malaise cardiaque. Très « Spielbergien » dans l'âme, Samedi magique n'est sans doute pas ( et loin s'en faut) le meilleur épisode de la saison 2, mais on y croise tout de même Jeff Cohen (le gamin grassouilet de Goonies)



Un vrai cauchemar (Welcome to my Nightmare)
Harry, un jeune binoclard est obsédé par les films d'horreur au point d'en oublier de vivre. Alors que la petite voisine vient le visiter pour l'inviter à son anniversaire, le jeune homme prétexte la pose d'un appareil dentaire. Face aux moqueries familiale, Harry claque la porte de la maison pour aller au cinéma. Il va se retrouver en plein dans une scène du film Psychose. Un épisode clin d’œil au chef d’œuvre d'Alfred Hitchcock réalisé par un spécialiste de la série tv américaine : Todd Holland ( Malcom, Friends, My So Called Life) avec l'apparition dans un petit rôle de Christina Applegate. Un segment original et attendrissant.

Vous avez intérêt à me croire (You Gotta Believe Me)
Earl se réveille en pleine nuit après un affreux cauchemars. Il a rêvé d'un crash d'avion sur sa maison et de silhouettes fantomatiques s'extrayant d'une carlingue en flammes. Hanté par cette vision, il décide d'aller jusqu'à l'aéroport pour empêcher le décollage du dernier vol de la nuit, une correspondance pour Dallas. Mais le personnel de la compagnie aérienne et les passagers le prennent pour un fou. Un destination finale avant l'heure, torché par le futur réalisateur de Waterworld et Robin des Bois(avec Kevin Kostner). Très classique mais efficace.

Le Grand Truc (The Greibble)
Joan Simmons, milf américaine parfaite profite de l'absence de son fils pour faire le ménage par le vide dans sa chambre. Elle jette un livre mettant en scène une curieuse créature nommée le Greibble. C'est à ce moment , que ce monstre gentil et vorace apparaît dans le salon familial pour dévorer tout ce qui lui passe à porter de dents. Désespérée, Joan tente de l'abandonner dans la décharge de la ville. Le grand retour de Joe Dante avec un épisode cocasse à mi chemin entre Gremlins et Explorer, qui permet à Rob Bottin d'accoucher d'une superbe créature en animatronics. Comme toujours chez Dante, Dick Miller traverse le cadre. Le scénario tiré d'une idée originale de Spielberg est signé par la main de Mick Garris qui réalisera l'épisode suivant.



La Chaise électrique (Life on Death Row)
Durant une tentative d'évasion , Eric David Peterson, condamné à mort est touché par la foudre. Conséquence inattendue, le détenu a désormais le pouvoir de guérir toutes les blessures et maladies d'une simple apposition des mains. Le directeur de la prison va tenter de convaincre le gouverneur de gracier Peterson. C'est un peu la ligne verte et c'est joliment troussé par un Mick Garris très appliqué. Un épisode qui ne paye pas de mine mais qui est parfaitement ( et sans jeu de mot) exécuté. Le rôle du condamné à mort est tenu par Patrick Swayze

La Mauvaise Tête (Go to the Head of the Glass)
Un couple de lycéens décide d'utiliser la magie noire contre un professeur de littérature tyrannique, Mr Beanes. Le sortilège fonctionne et ils découvrent l'enseignant raide mort dans son manoir. Pris des remords les deux tourtereaux tentent d'inverser le rituel mais une question de photographie déchirée va avoir une fâcheuse conséquence. Celui-ci fut exploité en salles en France avec deux autres segments. Il est à noter que l'épisode est disponible en supplément en version longue et en VOST. Le professeur qui perd la tête est interprété par Christopher Lloyd et la réalisation est confiée à Robert Zemeckis qui s'offre des effets spéciaux portant la griffe de Stan Winston. La mauvaise tête se classe sans trop de problème dans les meilleurs épisodes de la série.

Un puits d’or (Thanksgiving)
En creusant un trou pour y trouver de l'eau, Dora une jeune fermière et son beau père Calvin découvrent un passage vers un autre monde. Grâce à une corde , ils débutent un échange d’objets et de nourriture avec les habitants du centre de la terre. La moindre offrande est récompensée en or et bijoux. Todd Holland est de retour avec un épisode très original au final d'un cynisme savoureux. David Carradine est de la partie. A voir absolument.



Le Plus Gros Potiron (The Pumpkin Competition)
Depuis 22 ans dans le comté de Yarborough, le concours du plus gros potiron fait rage. Elma Dinnock , vielle et riche propriétaire n'a jamais gagné le premier prix. Mais cette année la visite d'un mystérieux scientifique pourrait changer la donne. Contre une somme rondelette, il lui offre une formule chimique de son invention. Un potiron gigantesque apparaît dans le jardin d'Elma. Polly Holliday ( la madame Deagle de Gremlins) fait des merveilles dans cet épisode écrit par le scénariste de Mutant (Celui de Bud Cardos). Norman Reynolds, production designer sur une floppé de Blockbusters rutilants (Le retour du Jedi, Les aventuriers de l'arche perdue) assure la mise en scène.


Et si jamais… (What If…?)
Jonah Kelley , un petit garçon de cinq ans est ignoré par deux parents jet-seteurs. Triste à mourir, il ère dans une maison au modernisme glacial. Le scénario de What If a été écrit par la sœur de Steven Spielberg (Anne Spielberg). Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il s'agit là d'un segment d'ambiance au propos par instant indéchiffrable. Un segment à part donc pour ne pas écrire bizarre ! 

Mémoire éternelle (Eternal Mind)
Un scientifique parvient à transférer sa mémoire et son âme dans un ordinateur, devenant ainsi immortel. Mais cette nouvelle condition lui paraissant insupportable, il réclame qu'on efface son programme. Un épisode certes minimaliste (comprendre enfermé dans une laboratoire) mais qui annonce une vague à venir, celle  du cinéma cybernetique ( Le cobaye, Arcade et plus tard Matrix) avec un Jeffrey Jones convaincant. Recommandable même si assez oubliable.



L'Auto-stoppeuse (Lane Change)
Charlène, directrice d'une agence de petit annonce traverse la campagne américaine de nuit sous la pluie lorsqu'elle croise la route d'une femme âgée faisant de l'autostop. Durant le voyage, une relation de confiance se créée entre les deux femmes et Charlène livre ses doutes, ignorant que cette nuit va changer sa vie à jamais. Un épisode ultra classique très « Quatrième dimension » dans l'âme. Et peut être trop prévisible pour susciter un réel enthousiasme.

Un flic en moins (Blue Man Down)
Duncan Moore, flic ancienne école, voit son jeune partenaire tué lors du braquage d'une superette. Choqué, il reprend le service et forme à contre cœur, un nouveau binôme avec une nouvelle officier nommée Patty O'Neil. Lors d'un contrôle routier, il reconnaît l'assassin de son coéquipier.Un segment Polar aux portes du fantastiques, réalisé par Paul Michael Glaser ( Starstky dans la série « Starsky et Hutch ») avec Max Gail. La musique est signée Brad Fiedel connu pour avoir composé la musique de Terminator.


Lucy (Twenty One Inch Sun)
Un scénariste loupé se voit ouvrir les portes de la télévision américaine par une plante verte nommée Lucy. Une sorte de « Petite boutique des auteurs » torchée avec grand soin par le très sous estimé Nick Castle, réalisateur de The Last Starfighter et scénariste de New York 1997. Comédie et fantastique y font bon ménage au point de constituer l'un des plus attachant segment de la deuxième saison. L'excellent. Michael Lerner traverse le cadre dans une plumante introduction. A ne louper sous aucun prétexte.


Chien de salon (The Family Dog)
Après deux cambriolages, un père de famille décide de faire dresser le chien de la famille. Un épisode (et le seul de la série) d'animation co-écrit et animé par Tim Burton. La musique est signée Danny Elfman. The family Dog reviendra sur les écrans de télévision américains dans les années 90 sous la forme d'une série dérivée. Intéressant mais peut être un poil décevant !



Sacré Gershwin (Gershwin's Trunk)
Un compositeur de comédie musicale en manque d'inspiration parvient par l’intermédiaire d'une voyante à entrer en contact avec l'esprit de Gershwin. Un segment écrit, réalisé et avec Paul Bartel. Sympathique mais pas forcement exceptionnel. A noter la présence de la regrettée Carrie Fisher

Surprenant voisinage (Such Interesting Neighbors)
Premiers installés dans un lotissement en construction, un couple et leur fils voient débarquer de nouveaux voisins venus du futur. Graham Baker (Alien Nation, Beowulf) accouche d'une épisode savoureux sur un scénario de Mick Garris, inspiré d'une nouvelle de Jack Finney (L'invasion des profanateurs de sépultures.)

Faux espoirs (Without Diana)
Le jour de Pâques un couple perd la trace de leur petite fille Diana. Quarante ans plus tard, la petite fille frappe à la porte. Une épisode larmoyant, toujours sur un scénario de Mick Garris mais cette fois mis en scène par une spécialiste de la série Tv US : Lesli Linka Glatter. Très Spielbergien mais faut-il l'avouer, assez lourdingue. Peut être l'un des plus faibles épisodes de la série.


Destination Altarus (Moving Day)
Alan Webster, adolescent sans histoire découvre que ses parents et lui sont des extra-terrestres et qu'ils vont devoir rejoindre leur planète d'origine Altarus, en laissant derrière sa meilleure amie sur la terre. Une véritable perle à l'ambiance 80's portant la griffe de Robert Stevens avec Stephen Geoffreys. Acteur connu pour ses rôles dans « Vampire vous avez dit vampire » , « 976 Evil » et une carrière qui se poursuivra étrangement dans cinéma porno gay. Un immanquable


Miss Galaxie (Miss Stardust)
Un producteur de spectacle chargé de l'organisation de l’élection de Miss Galaxie voit débarquer un extra-terrestre et 3 candidates venues spécifiquement de Mars, Venus et Jupiter. Un épisode de science fiction burlesque en forme de bouquet final avec une réalisation signé Tobe Hooper et des effets (effectivement) spéciaux sortant des ateliers de Stan Winston.


Un oeil sur les disques :
 
Elephant Films propose les deux saisons sur pas moins de 8 DVD en version française et version originale sous titrée dans des masters 1.33 4/3 acceptables. Au rayon suppléments, un épisode en version longue en VOST et trois présentations de la série tournées au Metaluna Store avec Alain Carrazé.