Demon Hunter, la bande annonce


Cosette versus les démons ? En plus d'être chanteur dans un groupe de rock et se la toucher en tatanes (comprendre en arts martiaux), Rene Perez (aucun lien de parenté avec Ramone) fait des films. Et quand il fait des films ça donne Demon Hunter. Le pitch parle de lui même : Cosette est une jeune femme et elle a un gros problème. Elle est maudite. Les démons sont après son âme. Mais un jour, elle rencontre un prêtre qui lui annonce que la malédiction peut être rompue. Pour cela, notre blonde héroïne devra trouver deux talismans, les combiner et ainsi renvoyer les démons en enfer. Elle a bien changé Cosette ...

Dead mine: Critique et test DVD



Réalisé pour HBO Asia par une compagnie Singapourienne et Indonésienne répondant au doux nom d'Infinite Studios, Dead Mine (à ne pas traduire par tête de mort … Merci) tentera de faire son trou dans le planning des sorties vidéastiques et printanières françaises le 15 mai 2013. C'est E-One (côté édition car le distribution est, elle, assurée par Wild Side vidéo) qui donne le coup de pelle et avertit le chaland : certains secrets doivent rester enfouis. Esprit de contradiction oblige, Ecranbis.com a creusé une soirée entière, avec les ongles s'il vous plaît et vous déterre une chronique dont vous nous direz des nouvelles…

Bravo l'éducation ! Lorsque son père rentre à la maison un magnétoscope sous le bras et la cassette d'Halloween dans l'autre, le petit Steven Sheil tombe dans la bassine de l'horreur. Devenu instantanément fan, notre sale gosse poursuit sa descente aux enfers en usant des copies VHS d'Evil Dead, Poltergeist, L'exterminateur. Des plaisir vidéovores interdits, à moitié démagnétisés et délicieusement 4/3, dont il garde des souvenirs émus. Quelques années plus tard, en 2008 pour être précis, et après s'être fait la main sur un premier court métrage horrifique titré Cry, Sheil récite sa passion pour le cinéma dingue en se fendant d'un petit survival familial et déviant : Mum & Dad. La bobine aura de ce côté-ci de la Manche le double honneur de constituer la sélection vidéastique du magazine Mad Movies et d'enrichir le catalogue d'Opening.


Autrement dit ...  Rien ou alors pas grand chose ne pouvait laisser croire que notre jeune cinéaste anglais se retrouverait quatre ans plus tard aux commandes d'une production fantastique asiatique, au propos assurément plus mainstream et au budget nettement plus confortable. Et qu'on se le dise le scénario de Dead Mine est du genre «mytheux» mais pas miteux. Nous voilà suspendu à une «vraie légende». Celle du général Yamashita, un militaire Japonais prévoyant, qui aurait profité de la seconde guerre mondiale pour mettre quelques économies à l'ombre ou plutôt quelques lingots sous le soleil des Philippines. Inévitablement,  un jeune et riche chasseur de trésor a la mauvaise idée d'envoyer une équipe composée de chercheurs et de soldats dans les profondeurs boisées de l'Indonésie.

Alors qu'ils retrouvent l'entrée d'une base souterraine censée abriter le précieux butin, ils sont attaqués par un mystérieux commando d'hommes armés. L'entrée de la mine effondrée, notre petite bande  n'a plus qu'une seule solution, explorer le dédale de couloirs pour éventuellement trouver une autre sortie. Ils ne tardent pas à découvrir que de curieuses expériences et recherches scientifiques ont été conduites par l'armée japonaise il y a 80 ans...Quelque chose pourrait avoir survécu... Aïe !


Amateur d'interminables couloirs, de galeries obscures et de déambulation à la lampe torche, chaussez vos rangers ! Le Dead Mine de Steven Sheil joue la carte du trip claustrophobique et pédestre. Face nos héroïques militaireux, un mort vivant se trimballant sous un masque à gaz (raaah fais pas ta timide le cadavérique!) , des créatures évoquant, sans doute possible, celle du chef d'oeuvre de Neil Marshall : «The Descent» sans oublier une réjouissante armée de samouraïs zombifiés. N'en jetez plus, s'écrie le spectateur, face à un argumentaire fantastique plus dispersé qu'expansif. Mais Neil n'entend visiblement pas (non mais allo quoi ?) et s'ingénie à empiler les concepts coûte que coûte. Évidemment Dead Mine y gagne une certaine richesse situationnelle mais perd, juste retour de manche, en profondeur. Survol quand tu nous tiens, s'esclafferont les mauvaises langues... dont nous ne faisons pas (encore ?) partie.


Car oui de l'autre côté de la route, Dead Mine caresse le cinéphile où ça fait bien... C'est à dire au yeux, bande de petits vicelards ! Photographie haut de gamme, scope redoutable. En bon fan de «Big John» et de la gestion méticuleuse de l'espace, Steven Sheil pose sa caméra où il le faut, donnant à ses décors exigus  une profondeur  toute  Carpentienne. L'hommage s'arrêtera toutefois à ces considérations, car le montage des scènes d'action cède, lui, aux sirènes de l'Epilepto-therapie. Ah ces jeunes ! Les effets spéciaux supervisés par Dayne Cowan ( Scott Pilgrim, Harry Potter, Blade 2, Batman Begins) et Robert Giddens (The Hole, Detention) tiennent la route. On saluera au passage des maquillages plutôt sympathiques signés Orlando Bassi (Doomsday , Deep Water un Yuzna en relief connu chez nous sous le titre Amphibious 3D).


Dead Mine, bonne pioche ou coup de pèle, on ne sait pas trop. Si le spectacle proposé nous aura occupé l'heure et demie sans que l'ennui ne viennent frapper à la porte, difficile d'être  pour autant transporté. Dit autrement, en dépit de ses qualités visuelles Dead Mine manque peut être un peu d'élan, de souffle ou d'intensité. Impression que la multiplication artificielle  de ses arguments fantastiques ne parvient jamais totalement à renverser. Reste un belle brochette de mort-vivants nippons et un DTV horrifique qui ne fait pas  grise mine... C'est déjà ça de pris.  


Le disque:

La galette simple définition que nous avons pu glisser dans notre platine propose un master au format scope plutôt flatteur même si la compression est assez visible, conséquence directe d'un récit plongeant ses personnages dans une pénombre bleutée.Il faut dire que l'on touche ici aux limites du support DVD et ce qui passait sans accroc sur nos bonnes vieilles CRT peine désormais à faire illusion une fois upscallé sur une dalle HD. Bref, même si on n'a pu le tester on vous conseillera de vous tourner vers la version Bluray. Rayon plaisirs auditifs, des mixages Dolby Digital 5.1 en français, anglais, allemand ainsi que leur pendant stéréo. Rien à redire de ce côté. Du travail honnête. On notera la présence de sous titre français allemand et néerlandais. Dans la cave à bonus :

-Des entretiens avec l'équipe du film (36 minutes)
- Un making of "A l'intérieur de la mine" (13 minutes)
- Des scènes coupées (3 minutes)

et enfin la prometteuse bande annonce de "Pusher".


Bait 3D, la bande annonce

Affiche du film de requin Bait
Tiens voilà du requin, voilà du requin ! Qu'on nous pardonne cette ridicule mais irrésistible introduction ! Metropolitan Vidéo nous annonce la sortie attendue de "Bait 3D" en DVD et Bluray 3D ( Qu'on nous dit compatible 2D pour les pisses froid ) pour le début du mois de juin.  Il y est question d'un tsunami dévastant une petit ville australienne et d'une bande de survivants dans un supermarché inondé devant affronter un squale du genre collant . Entre la sortie Bluray de Piranhas et Bait, les cinévores auront en juin du poisson en HD plein les yeux... Une petite bande annonce en guise de mise en bouche ...

Evil dead: critique et test DVD


Pas folle la guêpe, Sony Pictures Home Entertainment profite d'un anniversaire et de la sortie en salle d'un attendu remake pour proposer une nouvelle édition d'Evil Dead aux vidéovores français. La chose est disponible en DVD single et Bluray depuis le 6 mai dernier à prix sympathique. Comptez 14€90 que vous choisissiez la version HD ou pas. Ecranbis.com se devait de souffler les 30 bougies du film culte avec une chronique pas comme les autres… C'est chose faite !


En 1985, votre serviteur avait tout juste 10 ans. Chaque samedi après midi commençait par un attendu rituel, le déplacement familial au vidéoclub le plus proche, en Renault 16 s'il vous plaît. Sur place, ce n'était ni le Pérou, ni Byzance et l'employé gérant semblait ne connaître qu'une seule phrase, qu'il se plaisait à répéter à tout client osant lui demander un film «Ah non désolé, il est dehors». Et oui à l'époque, une cassette, il fallait parfois la réserver plusieurs semaines à l'avance, ce qui donnait de fait à son visionnage une certaine valeur... Non le choix n'avait rien de pléthorique... Mais il fallait de plus composer à mon comité d'approbation familial. Chaque proposition de ma part devait passer par le sentence de deux jurés implacables, scrutant les jaquettes à la recherche du moindre détail répréhensible ou condamnable. «Ah non celui là il n'est pas pour toi» m'entendais je dire de mes géniteurs censeurs. Et je devais repartir bougonnant dans les rayonnages reposer le fruit des mes recherches. Autant vous dire que mes plaisirs magnétiques se limitaient à l'aventure tendre, au fantastique gentillet et à la comédie sage (Tout le monde n'a pas la chance d'avoir des parents libertaires) mais déjà dans le fond du magasin une affiche placardée à la va vite me faisait dangereusement de l'œil.


Un homme au visage ensanglanté, une tronçonneuse à la main, une brune hurlante en petite tenue lui tenant la jambe, affrontait une armée de squelettes. Je devais apprendre quelques années plus tard que cette alléchante photographie n'était nullement extraite du film. Coup de couteau dans mon petit cœur de cinéphile adolescent. Je découvrais sur le tard et par l'intermédiaire d'une VHS achetée par correspondance (99 francs, estampillée Hollywood vidéo, elle trône encore dans ma collection), l'objet de tous mes fantasmes. Pour ne rien vous cacher, je fus un peu déçu. Beaucoup même et il fallut quelques années avant que je me réconcilie avec le sulfureux premier jet de Sam Raimi. Et non ! Evil Dead, n'était pas le film que j'attendais avec fébrilité, pas celui que j'avais imaginé dans mes cauchemars les plus fous, pas celui dont l'affiche remplissait de curiosité et d'effroi le petit garçon du vidéo club... en 1985.

Du sang a coulé sous les ponts, des kilomètres de bobines frelatées ont défilé sous mes yeux et mon splendide objet de collection eu lui tendance à prendre la poussière. Au printemps 2003, Evil Dead s'invite à nouveau dans les salles obscures (sous le fallacieux prétexte d'un nouveau doublage et mixage Dolby 5.1). Lisant et relisant les dithyrambiques tirades de la presse spécialisée et surtout bien décidé à comprendre ce qui avait pu m'échapper, je décidais d'affronter à nouveau la bête et pour commencer la caissière d'un cinéma de province. «Bonsoir, un pour Evil Dead.» Et me revoilà parti pour une projection épique au milieu d'une bande d'ados survoltées et rigolards.


Ne rigolez pas, ce soir là, seul dans cette marée de petits connards insolents mal accompagnés par leur éducateurs idéologues et dépassés par la situation, j'ai compris beaucoup de choses. Premièrement que le Home cinéma n'était pas sans vertus ni avantages, deuxièmement qu'une œuvre de cinéma est aussi un produit générationnel. Qu'on le veuille ou non, Evil Dead est sans doute moins un film d'horreur qu'une œuvre punk, spontanée, orgiesque et provocante. Une pièce de théâtre destroy filmée, sonnant la cloche de l'outrance tout en perdant son maigre scénario dans les bois. Acting amateurisant, effets spéciaux bricolés et script égaré, rien ici ne tient debout, ou plutôt tout cela ne tient debout que par la folle énergie d'un gamin de 20 ans et de sa rage à filmer l'improbable entre quatre murs de bois. Cette œuvre excessive pour ne pas dire adolescente, le cinéphile ne pourra s'empêcher de la rapprocher d'un certain «Bad Taste» que Peter Jackson réalisera quelques années plus tard. Un parallèle facile tant finalement les deux hommes ont suivi le même parcours... voir les mêmes fausses pistes.


Mais il y a autre chose dans le film de Raimi, quelque chose qui transcende sa nature de cartoon horrifique survolté... On imagine sans peine les fantasticophiles de l'époque découvrant mésusés un brutal bricolage cinématographique fait sans grands moyens par des jeunes de leur âge. Evil Dead a définitivement entrouvert une porte celle du Do It Yourself, rendu cette voie praticable et par conséquent changé à jamais le visage du cinéma fantastique indépendant. C'est cela que je retiendrai d'Evil Dead aujourd'hui, une montée de sève, un manifeste pour le cinéma à venir, une œuvre presque libératoire... Mais à replacer dans son contexte. C'est peut être cela qui m'avait jusque là échappé et sans doute cela qui est resté hors de portée des Gremlins boutonneux et mal élevés de ma séance de 2003...


Il serait pourtant malhonnête d'écrire qu'Evil Dead, vu 30 années après sa réalisation, n'a pas pris une ride. Le monde de l'horreur sur pellicule est traversé depuis ses origines par une dynamique implacable : une inflation douce mais imparable de son langage visuel. Il suffit pour s'en convaincre d'insérer dans nos lecteurs la galette du Frankenstein de Whale. Comment face à ce spectacle si graphiquement inoffensif, un kid des années 2000 peut-il s'imaginer des spectateurs sortant horrifiés des salles obscures 80 ans plus tôt ? Bien sûr, la folle péloche de Raimi nous est infiniment plus proche et son discours définitivement plus explicite pour ne pas dire toujours en phase. Dit autrement, il ne s'agit plus chercher dans Evil Dead, l'opéra de la terreur promis par son titre Québécois ni de pointer du doigt sa dimension foraine datée mais bien de déterrer l'une des incontestables matrices du cinéma horrifique des années 80, d'aujourd'hui et sans doute de demain encore. Vous avez dit un classique ?


Le disque :

Evil dead avait jusqu'ici bénéficié de deux éditions Zone 2 françaises par TF1 Vidéo. La première était un double collector accompagné d'un livret de 80 pages, la seconde une simple galette n'incluant aucun bonus si ce n'est deux pistes de commentaires audio. Ces disques avaient comme particularité de proposer une version recadrée en 1.85 du film (dont le format original était 1.37) et de n'embarquer (du moins dans ses options francophones) que le nouveau mixage réalisé par Metropolitan pour la ressortie en salle de 2003. Coup dur pour les puristes qui non content de perdre une partie significative de l'image par rapport à la VHS (elle en 4/3) devaient se faire à de toutes nouvelles voix.

 Il conviendra toutefois de relativiser la déconvenue, le recadrage ayant été validé par Sam Raimi en personne, et le doublage étant contrairement à celui des «Dents de la mer -Edition 2005» plutôt réussi. On se demandait par contre à l'époque ce qui avait pu retenir l'éditeur de ne pas inclure la piste française d'origine, d'autant plus qu'elle était disponible sur une édition américaine. Nous risquons de nous le demander encore longtemps car cette édition 2013 signée Sony propose elle aussi un transfert 1.85 et le doublage de 2003.

Edition TF1 Vidéo
Edition Sony 2013


La bonne nouvelle c'est que Sony a visiblement utilisé le master HD réalisé pour la précédente sortie Bluray du film. On y gagne donc vraiment par rapport à l'édition TF1 Vidéo qui présentait une compression douloureuse (rendant l'upscale pénible) et des couleurs douteuses. On récupère par contre un fourmillement omniprésent mais l'image reste incontestablement mieux définie et naturelle.


Edition TF1 Vidéo - Cliquez sur l'image pour voir en grand
Edition Sony 2013 - Cliquez sur l'image pour voir en grand
Dans la cabane à bonus : 

Un  nouveau commentaire enregistré en 2009 par Sam Raimi, Bruce Campbell et Robert Tapert


Un par un nous vous aurons (53 minutes):
UNe découverte de la saga produite par Anchor Bay

Les trésors de la salle de montage (Treasures from the cutting room floor) :
1 heure de scènes coupées ou plans non retenu dans le montage final

A la Découverte d'Evil Dead (Discovering Evil dead) :
Un document produit par Blue Underground de 13 minutes sur la sortie d'Evil dead en salle et en vidéo

Jeu  de question réponse ( 12 minutes) :
Interview du cast d'Evil Dead en public.

Test de maquillage ( 1 minutes)

Notes : Tous les suppléments sous en V.O.S.T.



Deadly Weekend ( aka Zellwood)


Sara Jean Underwood (Vu dans The Telling , édité par Emylia en France) dont on nous explique qu'elle est la playmate playboy de l'année trimballe son petit et jolie popotin dans "Deadly Weekend". Il y serait question de deux jeunes couples partis pour un grand weekend de détente en pleine nature. Hors, le soir, près du feu de camp, quelques douloureux secrets sont révélés et la jalousie prend le dessus. La partie de camping tourne au drame... La chose initialement titrée "Zellwood" est le premier film de Jason Sutton. Si vous aimez les blondes, le gore et la nature, vous savez ce qu'il vous reste à faire...