Sexy Devil : Critique et test DVD




Dans la littérature comme au cinéma, pactiser avec le diable est rarement une bonne affaire. Histoire de vérifier la chose, France télévision Distribution sort ce 7 septembre : Sexy Devil ! Une comédie fantastique dans laquelle le malin prend les traits de la très, très très mais alors très très très jolie Jennifer Love Hewitt. Si vous avez survécu à Bedazzled (Endiablé de ce côté ci de l'Atlantique), Sexy Devil vient vous remettre une couche. La question restant : une couche de quoi ? La Réponse d'Ecranbis.com, c'est ici et nulle part ailleurs....


Synopsis :

Dans un monde contemporain, Jabez Stone, un écrivain désemparé, va vendre son âme au Diable en échange de la gloire et de la fortune. Jusqu’au jour où il se rendit compte de la belle boulette qu’il venait de faire. C’est à ce moment-là qu’il va tout essayer pour changer l’erreur qu’il a faite avec l’aide du mystérieux Daniel Webster.



Critique :


« Shortcut to hapiness », longtemps connu sous le titre «The Devil and Daniel Webster » est de ces films à la genèse labyrinthique. Son tournage s’achève 2001 avec pour la première fois et jusqu'à ce jour la dernière, le comédien Alec Baldwin derrière la caméra. Le film connait une post production chaotique pour finir par être racheté par Bob Yari. (producteur de l'Illusionniste ou encore de la série Crash ) Une première version, que l'on dit très imparfaite se balade alors dans différents festivals. En 2006, le film finit par être remonté, on change également la fin et des plans additionnels sont rajoutés. « The devil and Daniel Webster » devient « Shortcut to Hapiness » pour son exploitation américaines en 2007. Estimant que le résultat n'a plus grande chose à avoir avec le film qu'il a originellement réalisé  Baldwin a depuis demandé que son nom soit définitivement  retiré du générique. Voilà qui explique comment « Sexy Devil » est venu grossir la filmographie virtuelle de ce brave Alan Smithee ou plus exactement celle de Harry Kikrpatrick,  pseudonyme choisi pour l'occasion.



Les bobines connaissant de tels parcours finissent logiquement par porter les stigmates de leur production sinueuse. Pourtant, certains furent de plutôt bonnes surprises. Parmi elles, nous pourrions citer Supernova, qui a vu défiler 3 réalisateurs et pas des moindres (Coppola , Walter Hill , Jack Sholder et oui quand même ) avant d'affronter les regards des spectateurs. Bien que le film fut quelque peu malmené par la critique lors de sa sortie, rétrospectivement « Supernova » s'avère être une péloche assez divertissante et surtout en phase avec les autres épopées cinémato-spatiales de la même époque. En insérant la galette argentée dans le lecteur, on espère donc que «Sexy devil» connaisse un destin à l' identique.



Il faut bien l'avouer, le film, qui se revendique au passage comme un remake , s'attache à une thématique classique pour ne pas dire usée de la littérature et plus tard du cinéma fantastique. Cependant, en donnant les traits du malin à la diablement sexy Jennifer Love Hewitt, Sexy Devil semble plus répondre à « Endiablé » ( Bedazzled), amusante comédie datant de 2000, qu'à la flopée de pactes terrifiants qui jonchent le sol du cinéma fantastique. Si le film de Ramis fonçait tête première dans le fantasque, celui de Baldwin se montre à vrai dire plutôt sage. (La scène finale du tribunal mise de côté) Nous pourrions même dire que la chose souffre d' un montage discutable (un usage immodéré de stock shots de vues aériennes, donnant l'impression que l'on a voulu gonfler le runtime ) auquel fait malheureusement écho une réalisation relativement peu inspirée. Plus étrange est le va et vient continu du récit entre la comédie dramatique et la comédie pure. Comme si ce Sexy Devil ne parvenait jamais à véritablement trouver son chemin....




Fort heureusement la distribution haut de gamme de l'aventure (composée d' Alec Baldwin , Anthony Hopkins, Jenifer Love Hewitt , Dan Aykroyd et Kim Cattral) tire la chose vers le haut. Au final, si elle n'est ni la péloche du mois, ni celle de la semaine, cette œuvrette qui revient de loin finit par délivrer un résultat sans doute très éloigné de la vision originelle de son réalisateur, mais néanmoins regardable aux moins pour son dernier quart d'heure tout comme les rafraichissantes apparitions de Jennifer Love Hewitt. Mais pour ce qui est de l'âme, Sexy Devil n'a par contre pas grand chose à vendre, ni au malin, ni au spectateur.. .Aussi vite vu, aussi vite oublié !




Test technique :


France télévision Distributions offre à « Sexy Devil » une édition relativement correcte. Le film est présenté au format 1.77 avec une qualité d'image appréciable sans être renversante accompagnée de 3 mixages audio. On retrouve sans surprise une piste française 5.1 , une piste française simple stéréo et enfin une piste anglaise originale qui se trouve malheureusement être restituée en 2.0. Bref pas de spatialisation pour les amateurs de VOST. Notons toutefois que les sous titres français disponibles sont débrayables. Au niveau des bonus, il faut se contenter d'une bande annonce française.