Zombie: Le coffret qui tue !



Lancé par l'éditeur distributeur ESC Editions il y a quelques mois sur la plate forme de crowdfunding française Kiss Kiss Bank Bank (https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/zombie-dawn-of-the-dead-de-george-a-romero-coffret-collector-cult-edition), le coffret collector dit Cult'Edition de Zombie pointe enfin le bout de son nom. On nous avait promis de redécouvrir le film de Geoges A. Romero comme nous ne l'avions jamais vu. Le menu s'annonçait alléchant et à la hauteur du quarantième anniversaire de l'oeuvre. Alors mission accomplie ? Alors que les premiers envois aux contributeurs sont en cours (certains d'entre vous ont sans doute déjà la bestiole en main), nous avons pu chaparder quatre disques de test. L'avis d'Ecranbis.com. C'est ici et nul part ailleurs. 


"un électrochoc , un film gore, opulent et pour de nombreux jeunes gens de l'époque, un passeport pour une cinéphilie déviante"
En 1968, George A. Romero fait le cinéma horrifique dans la modernité avec La nuit des morts vivants ( Night of the Living Dead). Balayant en quelques tours de bobines plusieurs décennies de cinéma fantastique gothique, le film devient objet de culte et cale étalon. A tel point que l'on oublie parfois que les motivations du cinéaste n'était alors que réaliser un film d'horreur rentable. L'époque se chargera d'habiller l'effort d'un discours social, encore disserté aujourd'hui. Dix années plus tard, Romero revient à ce qui constituera un fil conducteur de carrière : Le cinéma « Mort vivant » ou cinéma « Zombie ». Une saga qui à l'image de ses protagonistes, fantômes de chair revenu de l'enfer ou de l'au delà, se relèvera sans cesse, renaîtra de ses cendres pour terroriser une nouvelle génération de cinéphile. Zombie ou Dawn of the dead est également un film sur lequel plane l'ombre d'un autre cinéaste : Dario Argento. Ce dernier se chargera d'ailleurs du montage dit « Européen », comprendre exploité en Europe. Tandis que Romero gardera la main sur le montage américain. 

" la campagne lancée par ESC Editions a remporté un vif succès , flirtant avec les 50 000€ investis par les internautes sur un objectif initial de 12 000€. Les fans ont donc tranché et à la vue du résultat, ils ont eu raison de le faire. "

A l'instar de « La nuit des morts vivants », « Zombie » sera un électrochoc , un film gore, opulent et pour de nombreux jeunes gens de l'époque, un passeport pour une cinéphilie déviante.Fort d'une dimension sociale, cette fois-ci à priori assumée, « Zombie » enflamme les esprits au point que les analyses dépassent parfois ce qui a bien voulu imprimer la pellicule et l'écran. Le sang aurait-il parfois été coupé au jus de cerveau ? Peu importe au fond si tout comme « La nuit des Morts vivant »s ; l’œuvre a un peu échappé à son créateur. Si chacun y a vu ce qu'il voulait y voir, n'a entendu que ce qu'il voulait entendre, au moins pourrons-nous nous entendre sur un point : « Zombie » a parlé à tout le monde, ou presque. 



Le film ayant déjà fait l'objet de multiples éditions DVD et de deux édition Bluray sur notre territoire, nous pouvions à juste titre nous interroger sur l'opportunité d'une nouvelle édition, d'autant plus que bon nombre d'amateurs de la saga en possèdent déjà plusieurs édition. La réponse ne s'est pas fait attendre puisque la campagne lancée par ESC Editions a remporté un vif succès , flirtant avec les 50 000€ investis par les internautes sur un objectif initial de 12 000€. Les fans ont donc tranché et à la vue du résultat, ils ont eu raison de le faire. Nous nous garderons bien de parler d'édition ultime, mais il faut constater que le contenu du coffret, reparti en quatre disques Bluray s'avère impressionnant. A commencer par le film lui même présenté dans quatres versions differentes : La fameuse version européenne monté par Dario Argento, restitué dans un tout nouveau master 4K de très grande qualité supervisé par le chef opérateur Michael Gornick, mais également la version européenne en Full Frame, la version director's cut américaine et pour la première fois une version longue présentée à Cannes, affichant un run time démentiel de 139 minutes. Soit 19 minutes de plus que la version européenne et 13 de plus que la version américaine. 


" le contenu du coffret, reparti en quatre disques Bluray s'avère impressionnant. "


Rayon supplément, le menu est gargantuesque. Le seul premier disque embarque quelques 137 minutes de bonus dont des entretiens avec Dario Argento et Julien Sévéon. Le second bluray délivre lui 93 minutes de bonus en grande partie occupé par le documentaire « The dead Will Walk » de Perry Martin. (75 minutes). 62 minutes pour la troisième galette. Le dernier disque regroupe lui le documentaire « The definitive Document of the Dead » (102 minutes) et un bonus titré « La musique de Zombie » par Julien Sévéon (19 minutes). Ajoutez l'addition pas mois de 4 commentaires audio. Difficile de trouver à redire. Enfin notons que le coffret est accompagné d'un livre et cinq tirages photos collectors sur lesquelles nous n'avons pas encore pu mettre la main. Pour acquérir cette édition très charnue, il faudra tout de même débourser quelques 69,99€.