Bucky Larson: Critique et test DVD



Sorti en septembre dernier aux États Unis et instantanément dégommé par la critique (ce qui n'est pas forcément mauvais signe), «Bucky Larson: Born to be a star» n'a pas eu le privilège de caresser les grands écrans français mais s'offre tout de même en ce début d'année 2012, une sortie vidéo digne de ce nom. Sony Pictures Home Entertainment en proposera en effet le 4 janvier prochain une édition zone 2 titrée «Bucky Larson: Super Star du X». Ecranbis.com qui explore sans «débander» les canalisations les plus obscures du 7e art se devait de tomber la chemise et de vous livrer un review qui secoue... Ah ne faites pas les choqués ! Personne vient sur Ecranbis par hasard !


Synopsis :

Un jeune homme découvre du jour au lendemain que ses parents sont d'anciennes stars du porno. Il décide alors de tenter sa chance à Hollywood et de devenir une très grande star du X…





Critique :

Avis aux précieux et autres amateurs de finesse humoristique, «Bucky Larson: Super Star du X», en bonne comédie US coquine et déjantée, se veut le chainon manquant entre «Supergrave» et «The Girl Next Door». Comprenez un film aussi écervelé que son héros, Bucky, gentil petit caissier des supermarchés «Fooder's» dans l'Iowa. Un zozoteur notoire, sympathiquement branleur (dans tous les sens du terme) que les rêves moites de gloire conduisent jusqu'à Los Angeles. Notre attardé mental du jour, niais et désespérément innocent décide en effet de marcher dans les pas de ses paternels, ex-stars du porno des 70's. (86 films, respect !) Il va croiser l'étalon du moment «Mr rien ne pousse à l'ombre de ma queue» alias Dick Shadow (Stephen Dorff), un réalisateur sur le retour (Don Jonhson) et Cathy une charmante serveuse qui développe une phobie pour les plateaux (Christina Ricci).




Sa première expérience de tournage tourne bien sûr au fiasco, Bucky rejoignant le 7e ciel sans même toucher ses partenaires. Une particularité qui va contre toute attente le propulser au Zénith de la profession. En dépit d'un organe peu développé, de deux magnifiques dents de hamster et de la coupe au bol la plus spectaculaire de l'histoire du cinéma, Bucky devient une valeur sure et une «juteuse» (oui on a osé) machine à dollars. Vous l'aurez compris le scénario de «Bucky Larson» derrière lequel se cachent les plumes d'Adam Sander, Allen Covert et Nick Swardson, ne respecte rien ou pas grand chose. Dès lors, deux solutions s'offrent aux spectateurs, faire la fine bouche devant ce manque flagrant de délicatesse et subtilité ou pendre cet enchainement de gags scatosexuels pour ce qu'il est, à savoir une farce comme seule l'Amérique peut les assumer.




Le public américain a choisi son camp. «Bucky Larson», pas aidé par la critique ni par une classification R-Rated (Interdit aux moins de 17 ans non accompagnés d'un adulte), s'est révélé être un échec commercial sur le territoire US. Du côté d'Ecranbis.com, le jugement sera moins expéditif puisque l'effort de Tom Brady (The Hot Chick, The Comebacks) a, pour commencer, la qualité de ne pas tromper sur la marchandise. Pardonnez-nous en effet de penser que lorsqu'on va voir  «Bucky Larson : Super Star du X», on sait à peu près à quoi s'attendre. Secondo, l'humour graisseux distillé par cette bobine l'inscrit de facto à la jonction des sexy comedy US ( Branche déviante du Teen Movies dont les «Porky's », et plus récemment la série de « American Pie » sont de brillants exemples) et des sketches du Saturday Night Live show. Comprenez ni plus, ni moins drôle que la majorité des produits (Sexe, lycée et vidéo ...et j'en passe) destiné à encombrer l'imaginaire et les fantasmes des nos chers ados, voir (soyons fous) offrir une image moins grave et dramatisante de  la sexualité que celle généralement proposée par Hollywood . Oui vous savez celle de ces deux adultes qui font l'amour en gardant leur pantalon sur fond de Jerry Goldsmith ..




Alors oui, le personnage créé par Nick Swardson en fait peut être trop, la réalisation sans doute pas assez. Oui «Bucky Larson» est un film qui insulte notre intelligence et celle de ses géniteurs , mais il est aussi, pour ne pas dire surtout , une couillonerie assumée et au final plutôt drôle. Ça tombe bien on ne lui demandait pas autre chose. Les teens, public ciblé par cette farce absurde, peuvent donc y aller, yeux fermés et braguette ouverte. Les autres se consoleront avec le plaisir de revoir Don Johnson (Miami Vice) et surtout Christina Ricci ( qui se faisait très rare ces derniers temps) à l'écran. Et puis un film qui se conclut par « Va petite queue, file comme le vent » ne peut pas être complétement mauvais ;) 12/20.

Test technique :

La galette argentée que nous avons eu dans les mains permet de découvrir «Bucky Larson : Super Star du X» dans d'excellentes conditions techniques. Rien à redire du côté «Image» et rayon audio, le DVD propose 3 pistes Dolby Digital 5.1 (Anglais/Français/Espagnol) ainsi que de nombreux sous titres. Le rayon Bonus se montre assez généreux  avec un bêtisier «Le rire est contagieux», un making of «Behind The Teeth» et deux autres documents «Gary Client difficile» et une sorte de compilation d'explosions et de grimpages aux rideaux «Bucky Brille» . Une édition correcte.